Plus de 1000 morts en Chine — Coronavirus

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Dans un long reportage diffusé au journal télévisé du soir, il a évoqué la situation à Wuhan, placée de facto en quarantaine depuis le 23 janvier, ainsi qu'une grande partie de sa province, le Hubei, où se comptent le plus grand nombre de victimes.

Son gouvernement a déjà pris des mesures radicales en interdisant à quelque 56 millions d'habitants du Hubei de quitter la province.

Les autorités locales ont été critiquées pour avoir tardé à réagir et avoir réprimandé des lanceurs d'alerte pour "propagation de rumeurs". La mort, le 7 février, de l'un d'entre eux, le médecin de 34 ans Li Wenliang, avait provoqué plusieurs appels à la liberté d'expression.

Les deux principaux responsables chargés des questions de santé dans le Hubei ont été limogés, a annoncé mardi la télévision d'Etat.

Plus d'une centaine de personnes ont été évacuées mardi d'une tour d'habitation de 35 étages à Hong Kong.

319 cas de contamination répartis dans une vingtaine de pays. Le nombre de nouveaux cas de contaminations a toutefois reculé avec 2 478 cas recensés au cours de la journée de lundi, contre 3 062 dimanche, portant le total à 42 638, a indiqué ce mardi la Commission nationale de la santé. Ce classement autorise Londres à prendre des mesures pour lutter contre la contagion.

Les personnes atteintes de fièvre - - un des symptômes de la maladie - - ne pourront désormais plus se rendre dans les hôpitaux hors de leur arrondissement, tandis que tous les complexes résidentiels sont soumis à des règles d'entrée et de sortie encore plus drastiques.

Les ministres européens de la Santé se réuniront de leur côté en urgence jeudi à Bruxelles pour discuter de mesures coordonnées contre l'épidémie.

L'Organisation mondiale de la santé a estimé mardi qu'il y avait une "chance réaliste de stopper" la propagation dans le monde du nouveau coronavirus, qui reste une "très grave menace" et a dépassé la barre des mille morts en Chine.

"Nous ne voyons peut-être que la partie émergée de l'iceberg", a averti Tedros Adhanom Ghebreyesus, alors qu'une "mission internationale d'experts" de l'OMS est arrivée lundi en Chine.

Alors même que la plupart des compagnies aériennes ont cessé leurs vols vers la Chine continentale et que plusieurs pays se sont fermés aux voyageurs qui en viennent, l'épidémie pourrait dorénavant s'accélérer à travers la planète, redoute l'OMS. Le secrétaire d'État américain Mike Pomepo avait annoncé vendredi avoir débloqué 100 millions de dollars (98 millions de francs) pour aider la Chine et les autres pays touchés à combattre le virus.

En-dehors de ces régions, la Chine reste largement paralysée, malgré une reprise timide du travail depuis le 10 février.

A Pékin comme à Shanghai, la circulation automobile connaissait un léger regain d'activité, même si les deux mégapoles restaient très loin de leurs embouteillages habituels. Le métro de Pékin n'enregistrait que 50% de sa fréquentation normale pour un jour de semaine, selon les médias publics. Les systèmes d'aération par soufflerie doivent rester éteints. A la télévision, Xi Jinping s'est voulu rassurant, affirmant que l'impact du virus serait "de courte durée".

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