Coronavirus : il y a désormais plus de 45.000 cas dans le monde

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La barre du milliers de morts a été franchie en Chine, mardi 11 février, un mois après le premier décès imputé au coronavirus apparu à Wuhan. Selon des chercheurs locaux, la baisse devrait se confirmer la semaine prochaine et le nombre de nouveaux cas devrait tomber à zéro autour du 23 février. "Nous ne voyons peut-être que la partie émergée de l'iceberg", a averti Tedros Adhanom Ghebreyesus, alors qu'une "mission internationale d'experts" de l'OMS est arrivée lundi en Chine.

A l'ouverture de la réunion, qui passera en revue les moyens de combattre l'épidémie, il a appelé tous les pays à faire preuve de "solidarité" en partageant leurs données. Les ministres européens de la Santé se retrouveront jeudi à Bruxelles pour évoquer le sujet. Si l'on ajoute les cas décelés hors de Chine, et notamment au Japon où il y en a plus de 200, ce sont désormais 45.170 personnes qui sont infectées (dont 203 au Japon) et 1.115 qui sont décédées.

Mais un scénario redouté s'est concrétisé: sans avoir jamais mis les pieds en Chine, un Britannique ayant contracté le coronavirus à Singapour l'a transmis à plusieurs de ses compatriotes lors d'un séjour dans les Alpes en France, avant d'être diagnostiqué en Grande-Bretagne.

Cet homme, qui a affirmé mardi être "complètement rétabli", a ainsi transmis le virus à 11 autres personnes - cinq hospitalisées en France, cinq en Grande-Bretagne et une sur l'île espagnole de Majorque. Il a aussi fait observer que "les virus pouvaient avoir des conséquences plus puissantes que n'importe quel acte terroriste".

Sur le total des cas qui ont été découverts en Chine, l'essentiel l'a été dans la province du Hubei, où se trouve la ville de Wuhan, épicentre de l'épidémie. L'annonce a été faite par les autorités après les 103 nouveaux cas de décès dans la province d'Hubei.

Une recommandation prise très au sérieux d'autant que depuis le début de l'épidémie la Chine et les populations asiatiques en général sont victimes de stigmatisation ou de racisme dans le monde. Les personnes atteintes de fièvre ne peuvent plus se rendre dans les hôpitaux situés hors de leur arrondissement, tandis que tous les complexes d'habitation sont soumis à des règles d'accès encore plus draconiennes.

En-dehors de ces régions, la Chine reste largement paralysée, malgré une reprise timide du travail lundi. Les étudiants sont toujours en vacances et les entreprises incitées à laisser leurs employés travailler à domicile.

Le président Xi Jinping a appelé lundi à prendre "des mesures plus fortes et décisives pour enrayer résolument l'élan de la contagion", apparaissant pour la première fois portant un masque lors de la visite d'un hôpital à Pékin.

Face à la pression de l'opinion, les deux principaux responsables chargés des questions de santé dans le Hubei ont été limogés. Les autorités locales ont été critiquées pour avoir tardé à réagir à l'épidémie et avoir même réprimandé des lanceurs d'alerte pour "propagation de rumeurs".

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