Appelez-le COVID-19 — Coronavirus

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La barre du milliers de morts a été franchie en Chine, mardi 11 février, un mois après le premier décès imputé au coronavirus apparu à Wuhan.

Les mesures de restriction s'étendent partout dans le monde. La mort vendredi de l'un d'entre eux, le médecin de 34 ans Li Wenliang, a provoqué d'inhabituels appels à la liberté d'expression. On l'a vu ensuite discuter à distance respectable avec des habitants du quartier - masqués eux aussi.

Conséquence: deux hauts responsables du Hubei ont été limogés, a annoncé mardi la télévision d'Etat. La colère est vive depuis quelques semaines, les autorités étant accusées par une grande partie des citoyens d'avoir tardé à réagir face aux premiers cas de la maladie, apparue en décembre à Wuhan, le chef-lieu provincial. Réprimandé par la police qui l'accusait de propager des "rumeurs", il avait lui-même été contaminé. Et le bilan des victimes de l'épidémie de coronavirus continuerait de grimper, avaient annoncé mardi des responsables chinois.

En dehors de la Chine continentale, le virus a tué deux personnes, une aux Philippines et une autre à Hong Kong, et plus de 400 cas de contamination ont été confirmés dans une trentaine de pays et territoires. Au moins 135 cas de contamination ont été confirmés sur le paquebot Diamond Princess, en quarantaine au large du Japon. Ce classement autorise Londres à prendre des mesures pour lutter contre la contagion. Dans ce cadre, les personnes atteintes de coronavirus peuvent être mises en quarantaine de force si elles constituent une menace pour la santé publique. Il y a notamment annoncé, selon des propos rapportés par l'agence de presse Reuters, que ce virus, officiellement renommé Covid-19 par l'organisation, devait être considéré par tous les pays du monde comme "l'ennemi public numéro 1". Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a évoqué lundi des "exemples préoccupants" de telles contaminations qui pourraient constituer "l'étincelle alimentant un plus grand incendie".

Des proches de passagers font des signes en direction du paquebot Diamond Princess où 3.600 personnes sont en quarantaine à Yokohama le 11 février 2020

Pour les pays qui souhaitent rapatrier leurs ressortissants, M. Geng a affirmé que la Chine prendrait les dispositions concernées et offrirait l'aide nécessaire conformément aux pratiques internationales et aux mesures nationales de prévention et de contrôle de l'épidémie.

De nombreux pays ont évacué leurs citoyens de la ville de Wuhan - l'épicentre du virus - et d'autres régions touchées de la Chine, les plaçant dans des soins médicaux isolés.

A Pékin comme à Shanghai, la circulation automobile connaissait un léger regain d'activité, même si les deux mégapoles restaient très loin de leurs embouteillages habituels.

Un total de 44 653 personnes contaminées ont désormais été répertoriées en Chine continentale. Les systèmes d'aération par soufflerie doivent rester éteints.

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