Bassem Braiki violemment frappé par le rappeur Sadek — Vénissieux

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Dans la nuit de lundi à mardi, le blogueur de Vénissieux Bassem Braiki a été passé à tabac en bas de son domicile à Vénissieux. Une enquête pour " violences volontaires aggravées " a été ouverte à Lyon et confiée à la sûreté départementale du Rhône ce mardi après l'agression du blogueur de Vénissieux Bassem Braiki, a appris 20 Minutes auprès du parquet de Lyon, confirmant une information de Lyon Mag. Des images d'une rare violence, publiées sur les réseaux sociaux... La scène ultra-violente a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux le 11 février. Son pronostic vital n'est pas engagé. On y voit Sadek, les mains ensanglantées, chanter "Eh oh, on rentre du boulot", visiblement très fier de son coup. A tel point qu'un showcase de Sadek, prévu le 8 février dans une salle de Saint-Priest, en région lyonnaise, avait dû être annulé pour des raisons de sécurité, à la suite d'un "nombre important de messages à caractère provocateur et menaçants envers l'artiste et sa venue sur différents réseaux sociaux". Ça m'a fait sortir de mes retranchements. "Je vais payer pour ça, j'en suis totalement conscient", a-t-il confessé dans une stories postées sur son compte Instagram.

"C'est la faiblesse et le manque de réactivité de votre système judiciaire qui rend les gens fous", a encore justifié dans un tweet le rappeur, affirmant avoir été victime avec sa famille de harcèlement depuis "des mois".

L'homme se vante d'avoir fait l'aller-retour dans la nuit entre Paris et Lyon, accompagné d'acolytes, pour venir passer à tabac le blogueur Vénissian, auquel il reproche notamment des insultes et des " menaces avec armes ". Il assure avoir "porté plainte comme un bon citoyen", sans succès. Des mois que j'envoie des appels à l'aide. "J'ai honte de cette situation", insiste-t-il sur Twitter en réponse au président de Debout la France. Bassem Braiki est arrivé devant son immeuble et s'est fait lyncher. Ce dernier, rendu célèbre par une vidéo qui appelait les musulmans de France à "traquer" les terroristes et se positionner contre l'islamisme radical après les attentats du 13 novembre, avait participé à faire annuler un concert de Booba à Lyon.

La victime de 37 ans, le visage couvert de sang, a été prise en charge par les sapeurs-pompiers peu après 4 heures du matin avant d'être conduite à l'hôpital en état d'urgence relative selon une source policière.

Dans une interview au Progrès, le frère de Bassem, Bayrem Braiki, élu communiste à Vénissieux, a condamné "une tentative de meurtre". "C'est une honte!", a-t-il dénoncé avant d'appeler au calme.

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