Le pétrole continue de baisser, toujours miné par le nouveau coronavirus

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"Selon les besoins du marché et l'impact de l'épidémie de coronavirus, une réduction sera-t-elle nécessaire?"

"C'est vraiment un cygne noir pour le marché du pétrole".

Le pétrole continue de baisser, toujours miné par le nouveau coronavirus. Le baril de Brent européen touche ainsi un plus bas en séance depuis le 2 janvier 2019, quand celui de WTI texan tombe à un plancher depuis le 4 janvier 2019, il y a plus d'un an.

D'après l'Agence Britannique Bloomberg, c'est aussi la baisse la plus soudaine depuis les attentats du 11 septembre. La croissance chinoise avait alors été amputée de 2% aux premier et second trimestres 2003, ont rappelé les analystes.

La Chine étant le premier importateur de brut dans le monde, l'annonce de Sinopec, premier raffineur d'Asie, le 3 février 2020 d'une réduction de sa production n'a fait qu'augmenter l'inquiétude des marchés.

En tout cas, ce n'est pas l'épidémie du coronavirus qui confortera l'hypothèse des pays de l'Opep, tant le scénario auquel les marchés ont été soumis prête plus au stress qu'à autre chose, autrement de plus positif pour les producteurs; on pourrait même s'attendre à un plongeon des cours, surtout que le marché ne peut pas résister à la situation induite par l'aggravation de la crise sanitaire qui frappe la Chine.

En façade, le ministre saoudien de l'Energie, Abdel Aziz ben Salmane, demi-frère du puissant prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS) et chef de file du cartel, tente de rassurer et ne voit dans la baisse des cours qu'une réaction " psychologique " des investisseurs.

Le groupe et ses alliés de l'Opep, emmenés par la Russie, s'étaient quitté en décembre en programmant une " réunion extraordinaire " début mars, alors que le cartel a plutôt l'habitude de se retrouver tous les 6 mois.

Dans ces conditions, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et son allié russe discutent à Vienne jusqu'à mercredi d'une nouvelle réduction de la production.

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