"Mila "regrette la vulgarité" de ses propos sur les réseaux sociaux"

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Dix jours après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo où elle critique l'islam, Mila n'a toujours pas pu réintégrer son lycée.

Depuis mi-janvier, Mila, une adolescente, vit cachée, déscolarisée après un post Instagram critiquant sans pincette l'islam.

"Il y a une liberté de critiquer les religions mais moi je refuse de poser le débat sur la laïcité à partir des déclarations d'une adolescente de 15 ans (Mila a 16 ans, NDLR) parce que ce n'est pas à partir de comportements comme ceux-là qu'on peut poser sérieusement la question de la laïcité", a déclaré Ségolène Royal sur le plateau de l'émission de France 3 "Dimanche en politique ".

Plusieurs personnalités très impliquées sur les réseaux sociaux depuis le début de l " affaire Mila n'ont pas tardé à réagir et critiquer les déclarations de Ségolène Royal. Dans cette vidéo, la jeune femme évoquait un récent conflit avec un jeune homme qui l'a insultée en ligne, avant de s'en prendre aux musulmans: "Le Coran il n'y a que de la haine là-dedans, l'islam c'est de la merde". Sans préciser si un retour dans son lycée est envisagé.

"On n'arrive pas à trouver un établissement dans lequel la sécurité de cette jeune fille serait assurée, c'est vertigineux", a déploré mercredi son avocat, Richard Malka, tout en rappelant que l'élève "n'a commis aucun délit".

Elle a été inondée de menaces sur les réseaux sociaux. Ainsi, le 29 janvier, la ministre de la Justice avait estimé qu'"une insulte à la religion, c'est évidemment une atteinte à la liberté de conscience". "Je trouve que ce sont des propos criminels, ce sont des propos coupables", avait réagi Mme Schiappa. "Elle est dans une situation très particulière que nous condamnons, donc nous l'aidons avec une certaine discrétion car l'objectif est de la rescolariser paisiblement pour qu'elle ait une vie normale", avait indiqué un peu plus tôt à la presse le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer. "Tous ne jouent pas le jeu". Le parquet de Vienne, qui avait ouvert une enquête pour "provocation à la haine à l'égard d'un groupe de personnes, en raison de leur appartenance à une race ou à une religion déterminée", l'a classée sans suite.

Les enquêteurs poursuivent en revanche leurs investigations pour trouver les auteurs des menaces de mort exprimées à l'encontre de la jeune fille, qui a porté plainte.

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