Vaccination pour 4 000 travailleurs d’un chantier naval marseillais — Pneumocoque

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Il n'y a aucun lien avec le coronavirus chinois.

L'alerte avait été donnée jeudi dernier aux autorités de santé après que treize personnes travaillant sur ledit chantier ont présenté une "pneumonie à pneumocoque", diagnostiquée à l'hôpital. Lequel indique que ce jour, une quinzaine d'équipes de vaccination ont été déployées sur le Grand port maritime de Marseille (GPMM) pour "protéger les travailleurs potentiellement exposés sur le chantier" à une infection à pneumocoque.

Une vaste campagne de vaccination a alors été menée: avec ces 4.000 doses, quinze équipes de l'Agence régionale de santé se sont mobilisées pour endiguer la propagation de la maladie.

L'ARS conseillent aux salariés de se laver régulièrement les mains et de porter des masques. Selon l'ARS, pas moins de 4000 personnes sont concernées par cette mesure: les salariés de l'entreprise et, bien plus nombreux, les sous-traitants et surtout les personnels externes mobilisés depuis un mois sur la rénovation du paquebot Norwegian Spirit de la compagnie américaine NCL. C'est là qu'ils se sont transmis cette bactérie. "Ça a été mis en place et hier [samedi] on a eu un nouveau cas, racontait dimanche sur France Info Daniel Tartaroli, délégué syndical CGT réparation navale".

Le pneumocoque ou streptococcus pneumoniae est une bactérie qui peut causer des infections pulmonaires et ORL (otites, sinusites), mais peut également être à l'origine de formes plus sévères d'infections invasives pour 10 à 30% des patients.

La transmission est directe de personne à personne par l'intermédiaire des sécrétions d'un malade, à l'occasion d'un contact rapproché et prolongé d'une heure.

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