Un célèbre pianiste brésilien rejoue grâce à des gants bioniques

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Diagnostiqué d'une maladie, atteignant les mains notamment, dans sa jeunesse, il ne pouvait plus jouer depuis quelques années.

Une maladie et plusieurs accidents avaient forcé le célèbre pianiste brésilien Joao Carlos Martins à abandonner le piano en 2019.

Avec "l'apparition de ce fou avec ses gants ", João Carlos Martins raconte que son quotidien se résumait à "se réveiller à 5H30 ", à vérifier que son nom n'était pas dans la nécrologie des journaux et à mémoriser des partitions.

Alors qu'il était âgé de 18 ans, João Carlos Martin a appris qu'il était atteint d'une dystonie focale qui se caractérise par de nombreux spasmes musculaires, incontrôlables, qui touche particulièrement les mains. Puis, il se blesse au coude lors d'un match de football et une violente agression à la tête en Bulgarie lui laisse des séquelles. En 2001, ce dernier contracte une maladie dégénérative et perd la presque totalité de l'usage de ses doigts. Vingt-quatre opérations chirurgicales n'auront pas permis de lui rendre l'usage de ses mains. Il ne peut alors jouer qu'avec deux doigts. Mais comme le relate RTL, c'est pour lui une mort lente.

En juin, le pianiste fêtera ses 80 ans et trois mois plus tard, il donnera un concert au Carnegie Hall pour le 60e anniversaire de sa première performance dans la prestigieuse salle new-yorkaise.

Le virtuose Joao Carlos Martins, victime d'une paralysie des mains, retrouve les joies de jouer du piano grace à des gants bioniques. L'inventeur s'est alors empressé de travailler sur de nouveaux prototypes de gants, jusqu'à créer la paire parfaite. Et c'est un miracle. Un coût de fabrication d'une centaine d'euros Grâce à un système de ressorts mécaniques, les doigts du pianiste sont repoussés vers le haut à chaque note, ce qui lui permet de jouer la suivante. Grâce à cela, ainsi qu'à un robot capable de tourner les pages des partitions, João Carlos Martin peut désormais se remettre au piano, tout en redonnant espoir à de nombreuses personnes dans son cas.

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