Congé après le décès d'un enfant : le gouvernement "reconnaît une erreur"

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Mais un amendement de la députée Michèle de Vaucouleurs (MoDem) avait ainsi remplacé l'extension des congés liés au deuil par la possibilité de donner des RTT à un collègue en cas de décès d'un de ses enfants.

La semaine dernière, la mesure avait déjà été refusée en commission.

"Le rapporteur Guy Bricout (UDI-Agir) avait jugé que cinq jours n'étaient " pas à la hauteur " pour " reprendre pied suite à la mort d'un enfant ", en appelant à l'" humanité " de ses collègues. Rapidement, Muriel Pénicaud a expliqué que le gouvernement avait fait une "erreur" en s'opposant à cette proposition de loi. "La somme engagée par l'entreprise (500€ ndlr) est dérisoire". "C'est une évidence et c'est lancé", a répondu dans un tweet M. Roux de Bézieux à l'ancienne présidente de l'organisation patronale Laurence Parisot, qui avait estimé un peu plus tôt que "le Medef s'honorerait à demander un nouveau vote de cette proposition". Pour Guy Bricout, il s'agit là d'un "démenti cinglant" infligé à la majorité.

Si le rejet de cette proposition de loi n'a pas manqué de faire réagir, c'est surtout la justification de Sereine Maubeurgne, qui porte la voix de La République en Marche, qui a indigné. Selon elle, ce texte revient à "s'acheter de la générosité sur le dos des entreprises". Les oppositions avaient dénoncé une " mesquinerie ".

La secrétaire d'État chargée de d'égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa, s'est également désolidarisée de son propre parti, en défendant la proposition de loi défendue par Guy Bricout. Je crois que la seule réponse entendable c'est de dire à une personne qui vient de perdre son enfant : "Prenez le temps dont vous avez besoin."Le Medef et les syndicats se sont exprimés en faveur de cet allongement ", a-t-elle déclaré sur BFMTV".

Emmanuel Macron est intervenu lui-même samedi pour faire cesser la polémique: après le refus initial d'allonger ce congé de deuil, jeudi à l'Assemblée nationale, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a admis une "erreur" et les députés LREM sont prêts à revoir leur position. Le gouvernement a annoncé ce vendredi vouloir "engager une concertation" pour améliorer les mesures de soutien aux parents confrontés au deuil d'un enfant après un tollé, allant de l'extrême gauche au patronat, contre un vote de la majorité à l'Assemblée nationale. "On va le corriger avec les parlementaires, avec les partenaires sociaux dans les jours qui viennent, il faut pouvoir permettre un répit plus important, de cinq à 12 jours", a précisé la ministre Muriel Pénicaud.

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