La reine Elizabeth II promulgue la loi sur le Brexit — Royaume-Uni

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La Chambre des communes, largement dominée par les conservateurs, avait adopté le texte à 330 voix pour (231 contre).

La Chambre des communes avait auparavant fait disparaître les modifications apportées à la Chambre des Lords, où une clause avait notamment été ajoutée pour garantir la protection des réfugiés mineurs après le Brexit, qui doit avoir lieu le 31 janvier. La promulgation du texte, qui traduit dans la loi britannique l'accord de divorce de 535 pages conclu en octobre, marque une grande victoire pour le dirigeant conservateur, arrivé au pouvoir en juillet 2019 en se posant comme le sauveur du Brexit.

Le Parlement avait jusqu'ici rejeté l'accord négocié par l'ex-première ministre Theresa May sans proposer d'autre scénario, faisant craindre jusqu'à récemment une sortie brutale ou un renoncement.

L'accord de sortie de l'Union européenne que Londres a négocié avec Bruxelles a franchi mercredi la dernière étape du processus parlementaire en Grande-Bretagne.

" Le peuple britannique a attendu plus de trois ans pour que le Brexit se réalise. Inscrit dans la loi, cela permet au Royaume-Uni de quitter l'UE le 31 janvier", a ajouté le ministre.

Mais si le Royaume-Uni s'apprête à entamer un nouveau chapitre de son histoire, il devra encore affronter des défis de taille, surtout les négociations qui s'annoncent d'ores et déjà complexes avec l'UE, son principal partenaire commercial.

Londres souhaitant aboutir en un temps record, avant la fin de l'année, et exclut toute prolongation de la période transitoire, durant laquelle les Britanniques continueront d'appliquer les règles européennes et d'en bénéficier - sans siéger dans les institutions européennes ni avoir leur mot à dire sur les décisions.

Boris Johnson devrait détailler sa vision du futur accord commercial dans un discours début février, selon une source gouvernementale.

Il est dans l'"intérêt" des deux parties "d'avoir un accord de libre-échange fantastique, sans tarifs douaniers, sans quotas", a-t-il dit en répondant mercredi à des questions du public sur Facebook. "Je suis absolument confiant que nous pouvons le faire ".

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