Réchauffement: décennie record, "beaucoup" de phénomènes météo extrêmes attendus

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"Depuis les années 1980, chaque décennie a été plus chaude que la précédente", a indiqué l'OMM.

Selon cette compilation des principaux jeux de données internationaux, la température moyenne à la surface du globe en 2019 a été plus chaude de 1,1 °C par rapport à la période 1850-1900 utilisée pour représenter les conditions de l'époque préindustrielle. "Malheureusement, nous nous attendons à voir de nombreux phénomènes météorologiques extrêmes en 2020 et au cours des prochaines décennies, alimentés par des niveaux records de gaz à effet de serre qui emprisonnent la chaleur dans l'atmosphère", prévient le secrétaire général de l'OMM, Petteri Taalas.

L'année dernière fut la plus chaude de l'histoire récente... à l'exception de l'année 2016.

L'année dernière a flirté avec les records de chaleurs, puisqu'elle est finalement la deuxième la plus élevée depuis le début des relevés en 1850, a été enregistré l'an dernier, confirme l'Organisation météorologique mondiale (OMM), l'agence des Nations unies pour la météorologie.

Alors que Barcelone s'est déclarée mercredi en état d'"urgence climatique", l'ONU s'alarmait hier de l'augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes en 2020 et au-delà.

"Ce qui se passe n'est pas un incroyable hasard lié à un phénomène météorologique quelconque: nous savons que les tendances à long terme sont déterminées par les niveaux croissants de gaz à effet de serre dans l'atmosphère", a abondé Gavin Schmidt du centre spatial Goddard de la Nasa, qui a fourni des données pour l'étude.

Selon les prévisions de l'OMM, la hausse des températures moyennes mondiales pourrait atteindre de 3 à 5 degrés Celsius d'ici la fin du siècle, alors que l'ensemble de la communauté scientifique affirme qu'il faut plutôt cibler une limite à 1,5 degré pour éviter les pires transformations qui pourraient faire de notre planète un endroit de moins en moins habitable.

Des données de l'Agence océanique et atmosphérique américaine NOAA révèlent aussi que l'Arctique et l'Antarctique ont connu en 2019 leur deuxième plus petite banquise jamais enregistrée. Celle-ci s'est également caractérisée par la fonte massive de la glace, une élévation record du niveau de la mer, le réchauffement et l'acidification des océans et des conditions météorologiques extrêmes. Et pourtant, face à ce changement climatique, "nous voyons des individus et des groupes puissants qui redoublent d'efforts pour nier une réalité de plus en plus claire", a estimé Chris Rapley, climatologue à l'University College de Londres.

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