Londres convoque l'ambassadeur iranien après l'arrestation de son diplomate à Téhéran

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La police iranienne y a dispersé samedi soir des étudiants qui scandaient des slogans "destructeurs " et "radicaux " lors d'un rassemblement à la mémoire des victimes du crash, selon Fars, agence proche des ultraconservateurs.

D'après les journalistes de l'AFP, les manifestants s'en prenaient en fait aux " menteurs " qui ont tenté de dissimuler la catastrophe, et réclamaient que les responsables soient traduits en justice.

"L'époque où le soleil ne couchait pas sur l'Empire britannique est depuis longtemps révolue", écrit le ministère iranien, assurant que le peuple iranien, "malgré toutes ses divergences d'opinion (.) n'accepte pas l'intervention étrangère, en particulier celle des gouvernements ayant un passé colonialiste et de soutien aux dictateurs".

Dans ce climat hypertendu, l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, dont le pays est allié des Etats-Unis mais entretient de bonnes relations avec l'Iran, a rencontré à Téhéran le président iranien Hassan Rohani.

L'Iran a souligné qu'au moment du tir, sa défense était sur le qui-vive en vue d'un possible " conflit total " avec les Etats-Unis.

Ce rassemblement a en outre été le point de départ d'un nouvel accroc diplomatique entre Londres et Téhéran, après la brève interpellation de l'ambassadeur britannique Rob Macaire en marge de cette vigile. "J'ai quitté les lieux après cinq minutes quand certains ont commencé à lancer des slogans " contre les autorités, assure-t-il dans des messages en anglais et en persan. "C'est normal de vouloir rendre hommage - certaines des victimes étaient britanniques". Ce qui, selon Dominic Raab, doit passer par la voie diplomatique.

"L'arrestation de notre ambassadeur à Téhéran sans fondement ou explication est une violation flagrante de la législation internationale", a-t-il déclaré.

"L'enquête interne des forces armées a conclu que de manière regrettable des missiles tirés par erreur ont provoqué l'écrasement de l'avion ukrainien et la mort de 176 innocents", a indiqué Rouhani.

" Impardonnable", a écrit Iran, le journal progouvernemental".

Dimanche, le chef des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, le général de division Hossein Salami, a témoigné devant le Parlement sur ce drame et les frappes du 8 janvier.

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