Pour Ségolène Royal, l'heure est déjà à la contre-attaque

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Le parquet national financier (PNF) a annoncé, mercredi, avoir ouvert une enquête préliminaire concernant l'usage fait par Ségolène Royal des moyens mis à sa disposition en tant qu'ambassadrice des pôles. "Je comprends par cette lettre que le Président de la République va mettre fin à mes fonctions à un prochain conseil des ministres puisque je n'ai pas l'intention de renoncer à ma liberté d'opinion et d'expression, garantie par la Constitution".

Elle détaille ensuite le montant des dépenses de fonctionnement à la charge du ministère ("41 57 euros" en 2018 et "20 207 euros" en 2019 pour elle et ses quatre collaborateurs) avant de conclure que "les règles de rigueur qui s'imposent ont été parfaitement respectées".

Il apparaît également que ces salariés du Quai d'Orsay ont effectué des missions au profit de la fondation de Ségolène Royal, Désirs d'avenir pour la Planète. Selon Franceinfo, son assistante personnelle a été vue en province sur des séances de dédicace de son livre ou son conseiller au zoo de Beauval ou sur une inauguration d'aire de covoiturage dans l'Ain. Suite à l'ouverture de l'enquête, elle a promis d'apporter des explications dans l'après-midi.

"Madame l'ambassadrice, il est envisagé de mettre fin à vos fonctions au regard de vos récentes prises de parole publiques, qui mettent en cause la politique du gouvernement à la mise en oeuvre de laquelle, en votre qualité d'ambassadrice, titulaire d'un emploi à la décision du gouvernement, vous êtes étroitement associée", peut-on lire sous la plume de François Delattre, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et Emilie Piette, secrétaire générale du ministère de la Transition écologique et solidaire.

" Un prochain Conseil des ministres pourrait examiner le projet de décret mettant fin à vos fonctions d'ambassadrice ", ajoute la lettre dont le Canard enchaîné a reproduit des extraits et que Mme Royal a elle-même publiée mardi sur sa page Facebook.

Ces dernières semaines, Ségolène Royal a maintes fois critiqué le gouvernement, notamment sur la réforme des retraites, dénonçant sa "brutalité" et son "ego machiste".

Reste que l'ex-ministre ne devra pas se contenter d'exploiter cette cabale politique pour nourrir ses ambitions politiques puisqu'elle va également devoir faire face à des ennuis judiciaires.

L'ambassadrice a annoncé ce mardi sur Facebook que son " licenciement " était imminent, diffusant la photo d'un courrier du ministère de l'Europe et des Affaire étrangères.

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