En Australie, la pluie tombe enfin, un soulagement pour les pompiers

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"Certaines parties de l'Australie affectées par les incendies et la sécheresse pourraient recevoir de 50 à 100 mm de pluie au cours des prochains jours, tandis que d'autres pourraient en recevoir très peu ". D'intenses précipitations, enfin, se sont abattues ce jeudi sur certaines des régions australiennes en proie depuis des mois à de dramatiques feux de forêts. Pas de quoi éteindre tous les feux, mais peut-être de quoi en contenir quelques-uns.

Dans l'État limitrophe de Victoria, ce sont cette fois des orages qui ont éclaté dès mercredi soir, dissipant peu à peu le nuage de fumées toxiques dégagées par les flammes, lequel avait notamment perturbé le début de l'Open d'Australie de tennis à Melbourne.

" Les orages ont amélioré la qualité de l'air dans la majeure partie de l'État ", a annoncé l'Agence pour la protection de l'environnement de l'État de Victoria (EPA). Selon les services météorologiques locaux, de nouvelles précipitations sont attendues d'ici ce week-end, ce qui pourrait grandement aider les pompiers australiens à contenir les feux les plus récalcitrants. Preuve en est que ces précipitations sont un petit événement alors que le pays traverse l'une des pires catastrophes de son histoire.

Ces incendies, sans précédent dans leur ampleur et leur durée, ont d'ores et déjà fait 28 morts, et les scientifiques évaluent à plus d'un milliard le nombre d'animaux tués. Si elles se confirment, il s'agirait de la période de temps pluvieux la plus longue depuis le début de la crise des incendies en septembre dernier. Dans l'État de Nouvelles-Galles-du-Sud, au sud-est de l'île, une trentaine de brasiers continuent d'échapper à tout contrôle. La journée du 18 décembre a été la plus chaude jamais constatée, avec une moyenne nationale des températures maximales mesurée à 41,9°C.

"Ce qui se passe n'est pas un incroyable hasard lié à un phénomène météorologique quelconque: nous savons que les tendances à long terme sont déterminées par les niveaux croissants de gaz à effet de serre dans l'atmosphère", a déclaré mercredi Gavin Schmidt du centre spatial Goddard de la Nasa.

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