Russie : Démission du premier ministre Dmitri Medvedev

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Le Premier ministre russe Dmitri Medevev a présenté mercredi au président Vladimir Poutine la démission de son gouvernement, une annonce surprise après un discours du chef de l'Etat annonçant une réforme de la Constitution. Certains médias russes indiquent que Dimitri Medvedev a remis cette démission collective du gouvernement dans le but permettre à leur pays de prendre toutes les mesures qui s'imposent. "C'est pour cela [.] que le gouvernement dans son ensemble donne sa démission", a-t-il expliqué.

"Je veux vous remercier pour tout ce qui a été fait, exprimer ma satisfaction pour les résultats obtenus (.) même si tout n'a pas réussi", a déclaré M. Poutine. Considérant que ces nouvelles mesures constituaient un changement "significatif" pour lequel la nation russe était "mûre", Vladimir Poutine a cependant confirmé vouloir que la Russie demeure un régime présidentiel: "La Russie doit rester une république présidentielle forte, c'est pourquoi le président, bien sûr, gardera le droit fixer les missions et les priorités du gouvernement".

La principale réforme constitutionnelle annoncée mercredi vise à renforcer le rôle du Parlement dans la formation du gouvernement, lui donnant la prérogative d'élire le Premier ministre que le président sera alors "obligé de nommer".

Le Premier ministre Dmitri Medvedev a présenté ce 15 janvier à Vladimir Poutine la démission de son gouvernement. Les deux Chambres du Parlement sont aujourd'hui dominées par des forces pro-Poutine et ne s'opposent jamais aux volontés du Kremlin. Ainsi le président conservera le droit de limoger tout membre du gouvernement, nommera les chefs de toutes les structures sécuritaires, et pourra écarter les présidents des Cours suprême et constitutionnelle.

Sans apporter de précisions, Vladimir Poutine a évoqué de manière très vague la question d'un changement constitutionnel qui limite le nombre des mandats présidentiels "à deux mandats successifs".

Il a également proposé de renforcer les pouvoirs du Conseil d'Etat, une institution consultative composée de divers responsables nationaux et régionaux, et de placer la Constitution russe au dessus du droit international dans la hiérarchie des normes.

Mais les annonces intervenues mercredi ont nourri les interrogations quant à son avenir après 2024, alors qu'il n'a jamais mis en avant de successeur ni exprimé ses intentions.

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