Iran: indignation après le crash et l'arrestation de l'ambassadeur britannique

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Selon le Daily Mail, l'ambassadeur a été arrêté pour avoir prétendument " incité " les manifestants à Téhéran qui exprimaient leur colère à l'égard des autorités après la catastrophe dont nombre de victimes étaient iraniennes. Selon l'agence, il aurait été interrogé pour son implication dans des " actes suspects " lors d'un rassemblement devant l'Université Amir Kabir de Téhéran.

"L'arrestation de notre ambassadeur à Téhéran sans fondement ou explication est une violation flagrante de la législation internationale", a réagi dans la nuit le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab.

Il est "normal de vouloir rendre un hommage", écrit encore Rob Macaire, d'autant que "certaines victimes étaient britanniques ".

Selon Fars, la police a dispersé la manifestation lorsque les étudiants ont quitté l'université pour sortir dans la rue.

"Le gouvernement iranien est à la croisée des chemins: il peut poursuivre sa route vers un statut de paria avec tout l'isolement politique et économique que cela implique ou bien prendre des mesures pour faire baisser les tensions et s'engager dans une voie diplomatique", a-t-il ajouté. Le rassemblement s'est transformé en manifestation de colère.

Paris a appelé dans un communiqué les autorités iraniennes à respecter leurs "obligations prévues par le droit international" tandis que Berlin a condamné sur Twitter l'arrestation, qualifiée d'"infraction inacceptable au droit international".

Donald Trump a mis en garde le régime de Téhéran contre "un autre massacre de manifestants pacifiques", en référence au mouvement de contestation en Iran de novembre, après ce rassemblement dans la soirée d'étudiants.

Le président iranien Hassan Rohani a admis samedi, après trois jours de dénégations, que l'avion ukrainien avait été abattu par erreur par un tir de missile de la défense antiaérienne iranienne.

D'après l'agence de presse semi-officielle Isna, le général de division Salami devait aussi évoquer l'assassinat du général Qassem Soleimani, chef des opérations extérieures des Gardiens, par un tir de drone américain, le 3 janvier à Bagdad.

L'État lui impute la participation la veille à la manifestation à Téhéran contre les autorités.

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