Les confidences édifiantes de Salah Abdeslam — Attentats de Paris

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"Exit, donc, la piste " d'une " journaliste, évoquée par Salah Abdeslam".

Salah Abdeslam a été arrêté à Molenbeek, en Belgique, le 18 mars 2016.

"Le Parisien" dévoile ce vendredi la teneur d'écoutes réalisées pendant le séjour dans une prison belge du terroriste présumé, seul survivant des commandos des attentats du 13-Novembre.

Le contenu de ces écoutes belges a été versé au dossier avant que l'enquête ne soit bouclée, précise "Le Parisien".

Dans la retranscription, Salah Abdeslam décrit sa fuite le 13 novembre vers Châtillon dans les Hauts-de-Seine après avoir déposé trois kamikazes au Stade de France et abandonné sa Clio dans le 18earrondissement de Paris. Il dit aussi comment il s'est débarrassé de son gilet explosif. (Rires.) En fait, j'ai demandé un renseignement à un type. Il m'a regardé de la tête aux pieds: il regardait ma veste. Il voyait qu'il y avait quelque chose de bizarre. "On dirait que je faisais 90 kg, mon frère. (.) C'était trop voyant, je savais que je devais m'en débarrasser". L'enquête a prouvé qu'il avait passé la nuit dans la cage d'escalier d'un immeuble de Châtillon. "T'es un tueur, hein!". J'ai parlé avec eux parce qu'ils avaient (...) les actualités. "Ça me permettait d'être à jour ", précise-t-il. "Eux, ils parlaient de ce qui se passait; moi, je leur parlais des filles, de l'école, des métiers", raconte-t-il.

Le lendemain, deux complices l'aident à fuir en voiture. Selon les propos rapportés par "Le Parisien", Abdeslam aurait même raconté avoir été interviewé par une équipe de télévision belge au troisième barrage. Ce à quoi le criminel va répondre naturellement: "oui c'est normal, vu les circonstances, il faut bien renforcer les barrages hein!".

"Le détenu confie à ses voisins de cellules avoir pris peur devant le déploiement des forces de l'ordre".

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le trentenaire ne semblait pas inquiet par sa situation au moment des faits. Dans cette lettre, le djihadiste aurait prêté allégeance au calife de Daech et se serait engagé par écrit à "faire la guerre et la catastrophe", relate "Le Parisien". Ce manuscrit n'a jamais été retrouvé par les enquêteurs.

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