Décès du sultan Qabous après 50 ans de règne — Oman

Share

Le cabinet royal a annoncé ce samedi 11 janvier à l'agence de presse officielle omanaise que le sultan a trouvé la mort. "Nous allons suivre la voie tracée par le sultan défunt", a déclaré Haitham ben Tarek, dans son premier discours en sa qualité de nouveau sultan. Il est confronté à une situation régionale tendue, et au défi d'une jeunesse qui n'est plus forcément en phase avec les vieux ressorts de la monarchie.

"C'est avec tristesse (.) que le sultanat d'Oman pleure notre sultan Qabous ben Saïd qui a été rappelé à Dieu vendredi soir", a indiqué sur Twitter le ministère de l'Information.

Le style ampoulé de la déclaration, ainsi que la rapidité de la succession, en disent long sur le régime d'Oman, à la fois archaïque et efficace.

Le sultan Qabous souffrait depuis un certain temps d'une maladie qui pourrait selon des diplomates être un cancer du côlon. Mais sous son règne de cinquante ans, le pays s'est beaucoup développé et modernisé.

Né le 18 novembre 1940 à Salalah, dans la province du Dhofar (sud), où il a été à l'école, Qabous ben Saïd entre à 20 ans à la Royal Military Academy de Sandhurst, en Grande-Bretagne, d'où il sort lieutenant après deux ans d'études.

Sur la scène internationale, le sultanat joue régulièrement les bons offices pour ses alliés occidentaux.

Le Sultan Qabous en 1970 après avoir renversé son père.

L'Arabie saoudite, l'Egypte, la Jordanie, le Qatar et le Koweït ont également salué la mémoire du sultan, tout comme les rebelles chiites Houthis.

L'ex-président américain George W. Bush a salué "une force stable au Moyen-Orient et un allié important des Etats-Unis", ajoutant qu'il "avait une vision pour un Oman moderne, prospère, et pacifique, et il a fait de cette vision une réalité". Vendredi, Washington a ainsi annoncé des sanctions visant huit hauts responsables iraniens. Oman est également intervenu dans des affaires de libérations d'otages, notamment au Yémen voisin en guerre.

Share