La saisie d'un ordinateur utilisé par Ghosn bloquée par ses avocats — Japon

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Beyrouth accueille en grande pompe l'ex-directeur de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, après sa fuite du Japon, au moment même où l'on emprisonne Rabih El-Amine, un cinéaste critique du milieu financier. Pour la première fois, je peux vous l'expliquer.

Le parquet de Tokyo s'est quant à lui redit "déterminé à se coordonner avec les autorités compétentes et à prendre toutes les mesures nécessaires en (son) pouvoir pour faire comparaître le prévenu Ghosn devant la justice au Japon". "Ghosn était un homme d'affaires hors pair, ça ne fait pas de doute, mais dans ce genre de spectacle, il apparaît trop plein de ressentiments et cela manque d'arguments solides pour asseoir sa défense", a commenté Hisao Inoue, journaliste et essayiste qui a suivi l'affaire depuis le début. " Je suis là pour laver mon honneur ", a-t-il clamé.

Peut-être consciente que sa sortie a de quoi surprendre, Marine Le Pen a ensuite pris le soin de préciser que Carlos Ghosn "a très certainement eu des comportements répréhensibles, peut-être même pénalement et moralement répréhensibles". " Je pensais que j'allais mourir au Japon, ou alors il fallait que je quitte le pays", lâche-t-il. " Ces allégations sont infondées".

S'estimant victime d'un " complot ", Carlos Ghosn dit avoir payé " l'influence de Renault sur Nissan ".

En plus du mandat d'Interpol, Ghosn est interrogé sur une plainte formelle déposée contre lui par un groupe d'avocats libanais qui l'accusent de "normalisation" avec Israël lors d'une visite qu'il y a effectuée en 2008. Il a d'ailleurs cité les noms de deux dirigeants de Nissan qu'il soupçonne d'être à l'origine de son " calvaire ". L'industriel de 65 ans, qui fait l'objet de quatre inculpations au Japon, a dénoncé la "collusion, partout" entre le constructeur Nissan et le procureur japonais, particulièrement au sujet de son arrestation, "un coup monté" selon lui alors qu'il s'apprêtait à organiser une fusion entre Renault et Nissan.

Carlos Ghosn s'est également attardé sur ses conditions de détention. Je ne suis plus l'otage d'un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité.

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