Les médicaments "non-génériques" moins bien remboursés depuis le 1er janvier 2020

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Jusqu'à présent, lorsque votre médecin vous prescrivait un médicament, le pharmacien pouvait vous donner son générique. De nouvelles règles relatives à la mention " non substituable " entrent en vigueur à cette date, et visent à favoriser le recours aux médicaments génériques en incitant à la substitution.

De plus, depuis le 1er janvier 2020, le médecin doit obligatoirement préciser sur l'ordonnance, en plus de la mention " non substituable", la raison médicale qui justifie sa décision de ne pas autoriser la substitution par le pharmacien.

L'arrêté restreint également la première situation médicale à certains principes actifs. Mais depuis le 1er janvier 2020, il n'est plus nécessaire de le noter. Depuis 1999, les pharmacies sont autorisés à substituer un médicament générique à celui prescrit sur l'ordonnance, "à condition que ce médicament soit dans le même groupe générique et que le médecin n'ait pas exclu cette possibilité par l'apposition de la mention manuscrite "non substituable" sur l'ordonnance", rappelle l'Assurance Maladie.

La prise en charge reste inchangée en cas d'acceptation du médicament générique par le patient: il ne fait pas l'avance des frais et n'a pas de reste à charge à payer, explique l'Assurance maladie.

Par conséquent, si aucune des trois mentions n'est écrite sur l'ordonnance, le patient peut toujours refuser le générique mais ne pourra pas bénéficier du tiers-payant.

Désormais, hormis trois exceptions très encadrées, tout patient qui refusera un médicament générique perdra de l'argent. Comme une contre-indication démontrée (allergie) à un excipient à effet notoire figurant dans les génériques disponibles, " lorsque le médicament de référence correspondant ne comporte pas cet excipient ".

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