Pour les garçons aussi dès l'été prochain — Vaccin HPV

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Déjà recommandée pour les jeunes filles, ce vaccin "constitue la meilleure stratégie de lutte contre le cancer du col de l'utérus qui provoque en France près de 1.000 décès par an chez les femmes", indique le ministère dans un communiqué.

La Haute autorité de santé (HAS) a publié une recommandation "visant à étendre aux jeunes garçons la vaccination contre les papillomavirus humains" et le ministère "souhaite que cette recommandation soit intégrée dans le calendrier des vaccinations 2020 pour une mise en oeuvre d'ici l'été", a-t-il annoncé lundi 16 décembre dans un communiqué.

Cet élargissement de la vaccination ne sera toutefois efficace que si les autorités mènent "une politique vaccinale plus engagée", avertit la HAS. Ces virus peuvent causer des cancers chez les hommes comme chez les femmes. Les professionnels de santé seront ainsi invités à proposer davantage ce vaccin à chaque adolescent, fille ou garçon, que ce soit dans le cadre de programmes de vaccination ou lors d'une consultation de santé sexuelle.

Une instance de représentation de gynécologues, la FNCGM, s'est notamment prononcée en faveur d'un tel projet.

Elle met aussi en avant des arguments éthiques d'"égalité d'accès à la vaccination", et souligne que "sur un sujet délicat à aborder, l'absence de distinction selon le sexe et l'orientation sexuelle est également un moyen de simplifier la proposition vaccinale pour les professionnels de santé, surtout à un âge où l'orientation sexuelle n'est pas encore connue ou affirmée".

Les infections sexuellement transmissibles liées à ce virus peuvent provoquer des cancers chez les femmes comme chez les hommes, du col de l'utérus, du vagin, du pénis, de l'anus, voire de la gorge. Le seul cancer du col de l'utérus tue encore 1.100 femmes chaque année et 2.900 nouveaux cas sont diagnostiqués. La HAS a donc décidé de procéder exactement aux mêmes recommandations pour les garçons que pour les filles: une vaccination entre 11 et 14 ans avec un rattrapage jusqu'à 19 ans. Mais les données épidémiologiques ont évolué et plusieurs pays ont déjà étendu cette vaccination à tous les garçons.

La HAS a assuré qu'elle tiendrait compte de ces tensions sur le marché pour redéfinir les modalités du rattrapage vaccinal.

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