Fiat Chrysler Automobiles : en délicatesse avec le fisc italien ?

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L'administration fiscale italienne a affirmé dans un rapport rendu en octobre dernier que FCA avait sous-estimé la valeur du constructeur Chrysler lors du transfert du siège social du groupe aux Pays-Bas en 2014. Le processus de rachat a duré cinq ans, avant de se conclure en 2014.

La Fiat 500X Sport 2020 montrée au Salon de l'auto de Los Angeles le 21 novembre 2019. "Nous sommes en profond désaccord avec ce rapport préliminaire, et nous sommes convaincus que nous parviendrons à faire valoir une réduction importante des montants de l'évaluation". Un montant toutefois susceptible d'être réduit à l'issue de négociations. Ce litige survient à un moment inopportun pour Fiat Chrysler, engagé dans des négociations pour fusionner avec PSA (Peugeot, Citroën, Opel.). Pas de surprise donc avec cette affaire qui vient tout de même s'ajouter, dans la liste des tracas juridiciaires de FCA, à la plainte déposée par General Motors qui l'accuse aux Etats-Unis d'avoir faussé par le passé les négociations salariales avec le syndicat UAW en versant des pots-de-vin aux responsables de cette organisation. Elle "estime que sa position fiscale concernant la fusion est pleinement corroborée à la fois par les faits et par le droit fiscal applicable, et elle défendra vigoureusement sa position", écrit l'entreprise dans son rapport du troisième trimestre.

La compagnie précise que la remise d'un rapport final d'audit donne lieu à l'ouverture d'une période de négociation de 60 jours qui prend fin avec la publication d'une ultime évaluation, attendue fin décembre.

Il avait alors également dit qu'il ne pouvait pas prédire les conséquences de ce litige, ou " la probabilité d'une perte ou la fourchette d'une éventuelle perte ".

À la Bourse de Milan, le titre était affecté de manière limitée par ces informations: vers 11 h 45 GMT, il perdait 0,33 % dans un marché en hausse de 0,67 %.

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