OCDE : la Franche championne de la pression fiscale

Share

Ce chiffre est stable par rapport à 2017.

C'était l'un des engagements d'Emmanuel Macron lors de la dernière campagne présidentielle: faire en sorte de relâcher la pression fiscale en France, qui fait partie des pays où le taux de prélèvements obligatoires par rapport à la richesse nationale est l'un des plus élevés au monde.

Malgré les réformes et les promesses de baisses d'impôts, la France détient toujours le titre de la fiscalité la plus lourde.

Cette nouvelle publication "Statistiques des recettes publiques 2019", rendue publique jeudi 5 décembre 2019, révèle que le ratio impôts/PIB a atteint les 34,3% en moyenne dans la zone OCDE en 2018, soit un niveau comparable à celui de 2017 (34,2%).

En France, les recettes fiscales proviennent principalement des cotisations de sécurité sociale (à 36,4% contre 26% en moyenne dans les pays de l'OCDE), de l'impôt sur le revenu des personnes physiques (à 18,6% contre 23,9%) et de la TVA (à 15,3% contre 20,2%).

L'OCDE relève pour la première fois une quasi-stagnation des recettes fiscales dans la richesse produite par ces pays, alors qu'elle était en augmentation constante depuis 2009.

En 2018, "les États-Unis enregistrent le recul le plus marqué (2,5 points de pourcentage à 24,3%), à la suite des réformes de l'impôt sur les sociétés et de l'impôt sur le revenu des personnes physiques, et de l'adoption du 'Tax Cuts and Jobs Act' actant l'instauration de l'impôt de rapatriement unique sur les bénéfices réalisés à l'étranger", précise l'organisation. Le Mexique affiche la fiscalité la plus faible, à 16,1 %.

L'âge moyen du départ à la retraite en France est légèrement supérieur de la moyenne de l'OCDE: 63,3 ans à égalité entre les hommes et les femmes, contre 64,2 et 63,5 respectivement dans l'ensemble des pays de l'organisation. Et selon l'Insee, qui la mesure d'une manière différente de l'OCDE, elle a même baissé de 0,2 point de PIB en 2018.

Share