Présidentielle américaine: la sénatrice Kamala Harris abandonne la primaire démocrate

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La sénatrice américaine Kamala Harris, une démocrate de Californie, a annoncé mardi qu'elle mettait fin à sa campagne présidentielle. Je ne suis pas milliardaire, je ne peux pas financer ma propre campagne.

Mais depuis une performance remarquée lors d'un débat qui l'avait propulsée, cet été, dans le trio de tête des sondages, la sénatrice âgée de 55 ans était retombée et stagnait loin derrière.

Mme Harris a déjà été considérée comme l'une des favorites parmi les démocrates, mais sa campagne a été éclipsée par celles de rivaux tels qu'Elizabeth Warren et Pete Buttigieg.

"Ma campagne pour être élue présidente ne dispose tout simplement pas des moyens dont nous avons besoin pour continuer", a-t-elle reconnu. Et au fur et à mesure que la campagne avance, c'est devenu de plus en plus dur de récolter des fonds pour cette course.

Il a salué d'un tweet le départ de Kamala Harris en affirmant qu'elle avait apporté "des idées et une perspective importante" à la primaire.

Le 27 juin, à l'occasion du premier débat opposant les prétendants, Kamala Harris avait frappé les esprits en s'en prenant au favori, l'ancien vice-président Joe Biden.

Harris a annoncé sa décision dans un message publié sur le site Web Medium, l'appelant "l'une des décisions les plus difficiles de ma vie".

Elle était venue vivre au Québec lorsque sa mère, Shyamala Gopalan, avait été embauchée à titre de professeure à l'Université McGill et de chercheuse à l'Hôpital général juif de Montréal.

Etoile montante du parti et détractrice de la politique migratoire de Donald Trump, la première femme noire à avoir été élue sénatrice de Californie était entrée dans la course dès le mois de janvier, choisissant pour se déclarer le Martin Luther King Day, journée fériée en hommage à la figure tutélaire du mouvement des droits civiques assassiné en 1968.

Faute de l'affronter dans les urnes, elle participera probablement, en tant que sénatrice, à l'acte final de la procédure de destitution visant Donald Trump, qui pourrait être organisé au Sénat en 2020.

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