Plaidoyers vibrants pour l'action à la COP25 | ICI — Climat

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Le monde, à un " tournant ", doit choisir entre l'" espoir " d'un monde meilleur en agissant maintenant de façon radicale, ou la " capitulation ", a déclaré le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. "Voulons-nous vraiment rester dans l'Histoire comme la génération qui a fait l'autruche, qui flânait pendant que le monde brûlait?" Il faudrait pour cela réduire les émissions de CO2 de 7,6 % par an, chaque année dès l'an prochain et jusqu'à 2030. Alors qu'il n'y a aucun signe qu'elles commencent à baisser.

Plus de 29.000 personnes, dont quelque 50 dirigeants mondiaux et des représentants de 196 pays, participeront à la COP25, qui vise à transformer les paroles et les promesses en actions en vue de stabiliser la hausse de la température mondiale à 1,5 degré Celsius d'ici la fin du siècle. Et même si les Etats respectent leurs engagements actuels, la hausse du mercure pourrait dépasser 3°C.

Mais "ce qui manque toujours, c'est la volonté politique: la volonté politique de donner un prix au carbone, la volonté politique d'arrêter les subventions aux énergies fossiles, la volonté politique d'arrêter de construire des centrales à charbon dès 2020, la volonté politique de passer d'une taxation des revenus à une taxation du carbone", a insisté M. Guterres.

Malgré le fait que les Etats-Unis ont déclenché le processus pour pouvoir sortir de l'accord de Paris, une délégation américaine est dans la capitale espagnole, pour participer aux travaux de la COP 25.Les États-Unis continueront de participer aux négociations et réunions en cours sur les changements climatiques, telles que la COP25, "afin de garantir des conditions équitables permettant de protéger leurs intérêts", a indiqué la diplomatie américaine.

La présence de la démocrate Nancy Pelosi, influente présidente de la Chambre américaine des représentants, a été d'autant plus remarquée.

Dans un contexte diplomatique peu propice, la position de l'UE, qui sera représentée par son nouvel exécutif et une quinzaine de chefs d'Etat et de gouvernement, est très attendue.

À un moment marqué par le silence de certains, l'Europe a beaucoup à dire dans ce combat, a commenté le premier ministre espagnol Pedro Sanchez, qui accueillait la réunion au pied levé après la défection du Chili. Elle espère que, lors du sommet européen des 12 et 13 décembre, les 28 pourront s'entendre sur l'objectif de neutralité carbone d'ici 2050. Mais même dans ce cas, il faudra encore attendre 2020 pour que l'Union européenne présente une révision de ses ambitions à plus court terme.

"Pacte vert " que la Commission doit présenter le 11 décembre au Parlement européen " sera un traité de paix avec la nature", a-t-il ajouté. D'après l'Organisation météorologique mondiale (OMM), en 2018, les émissions globales de GES ont atteint un nouveau record, dépassant même la moyenne de ces dix dernières années.

Les pays du Sud ont aussi fait entendre leur voix, réclamant au Nord de prendre leurs responsabilités et de les aider par tous les moyens possibles pour faire face aux désastres qui s'annoncent.

" Les atolls les plus vulnérables comme mon pays sont déjà dans le couloir de la mort ", a souligné à distance par vidéo, la présidente des Iles Marshall, Hilda Heine.

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