Otan : Donald Trump estime que Macron s'est montré "très insultant"

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Emmanuel Macron a jugé début novembre l'OTAN en état de " mort cérébrale " après l'offensive lancée le mois précédent par Ankara dans le nord-est de la Syrie sans aucune concertation avec les alliés, mais avec l'assentiment du président américain.

Donald Trump a qualifié, ce mardi, de " très insultant " le jugement de " mort cérébrale " porté par Emmanuel Macron sur l'Otan et annoncé son intention de lui en parler lors d'un entretien prévu dans la journée.

Donald Trump a attaqué de front le président français Emmanuel Macron mardi avant le sommet du 70 anniversaire de l'Otan, renforçant le climat de zizanie régnant entre des Alliés confrontés à des défis inédits.

" Je pense que c'est très insultant ", a déclaré Donald Trump, ce mardi, lors d'un point presse avec Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan, avant le début du sommet de l'Otan, à Londres". L'administration Trump a déjà menacé d'imposer des droits de douane pouvant atteindre 100 % sur l'équivalent de 2,4 milliards US$ de produits français dont le roquefort, les yaourts, le vin pétillant.

Face au président français plus tard dans la journée, le milliardaire américain a adopté un ton plus conciliant. Il l'a dit au secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg jeudi à Paris. Le chef de l'Etat français est resté ferme et "maintient" ses propos qui ont irrité la plupart des alliés.

"Aujourd'hui, nous devons obligatoirement considérer que l'agrandissement de l'Otan, le développement de ses infrastructures militaires près des frontières russes, constitue l'une des menaces potentielles pour la sécurité de notre pays", a-t-il ajouté. En tête des préoccupations: la montée en puissance de la Chine et la militarisation de l'espace, en plus des relations difficiles avec la Russie.

Vladimir Poutine a dénoncé mardi le comportement "pas correct voire grossier" de l'Otan, accusée par le Kremlin d'avoir continué à s'agrandir malgré les promesses faites, selon Moscou, avant la chute de l'URSS. "Mais maintenant nous avons obtenu 130 milliards de dollars ", a déclaré M. Trump en référence à la somme que le Canada et les membres européens auront ajoutée aux budgets de la défense en quatre ans.

La visite du président américain à Londres est scrutée de près au Royaume-Uni, dans un contexte politique explosif à neuf jours des législatives.

Le milliardaire républicain compte rencontrer le premier ministre britannique, un homme très compétent, mais il a assuré ne pas vouloir se mêler de ces élections.

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