La France championne des inégalités scolaires — Classement PISA

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La France est entre le 20e et le 26e rang sur les 80 pays testés par Pisa.

La France se distingue également par des problèmes de discipline qui perturbent l'enseignement.

Mais le pays peine à lutter contre les inégalités, comme le relève systématiquement le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa), un phénomène qui touche également la Hongrie, la Slovaquie, la Belgique ou, dans une proportion encore plus nette encore, Luxembourg et Israël.

Cette étude, publiée tous les trois ans, qui évalue depuis 2000 les compétences en sciences, en mathématiques et en compréhension de l'écrit des élèves de 15 ans, est devenue une référence mondiale, très scrutée par les gouvernements. Sur une échelle de 0 à 1000, leur score s'élève en moyenne à 493 en compréhension écrite (contre 487 pour l'OCDE), à 495 en mathématiques (contre 489 pour l'OCDE) et à 493 en sciences (contre 489 pour l'OCDE). En tête de ce classement, les élèves asiatiques sont indétronables. Quatre métropoles et provinces chinoises (Pékin, Shanghai, Jiangsu, Zhejiang) arrivent en tête du classement, suivis par Singapour, Macao (Chine), Hong Kong (Chine), l'Estonie et le Canada. Parmi les pays de l'Union européenne, l'Estonie occupe la première place devant la Finlande.

Ces constats viennent conforter le diagnostic posé il y a deux ans et demi à l'origine de la politique d'élévation du niveau et de justice sociale déployée. Ainsi, 20% des élèves de milieu aisé figurent parmi les "très performants" en compréhension de l'écrit, contre 2% des élèves issus d'un milieu défavorisé. La moyenne de l'OCDE étant de 77 %. Pas de grosses surprises pour la France, qui se classe légèrement au-dessus de la moyenne. Et plus d'un élève sur trois déclare penser que son professeur n'apporte jamais ou seulement parfois de l'aide supplémentaire en cours lorsque les élèves en ont besoin (moyenne OCDE: un sur quatre). Une divergence expliquée notamment par le fait que 83% des 5.230 élèves élèves évalués au Grand-Duché parlent une autre langue à la maison que celle qui est employée à l'école et pendant le test. Le plus fort taux des pays de l'étude.

Dans la veine des précédentes enquêtes Pisa, la France reste donc l'un des pays où les inégalités en fonction des situations sociales des élèves sont les plus marquées.

Ainsi les adolescents français se classent à peu près au même niveau que les Allemands, les Tchèques, les Portugais ou les Belges en compréhension de l'écrit, le domaine scruté avec le plus d'attention cette année par les analystes de l'OCDE. Résultat, ceux des lycées professionnels ont obtenu des résultats inférieurs de 100 points en compréhension de l'écrit par rapport à ceux des lycées généraux et technologiques.

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