Emplois fictifs : Sylvie Goulard mise en examen

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L'actuelle sous-gouverneure de la Banque de France Sylvie Goulard a été mis en examen ce vendredi pour détournement de fonds publics, dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs des assistants d'eurodéputés du MoDem, selon des sources concordantes.

L'ancien garde des Sceaux Michel Mercier, trésorier du MoDem jusqu'en 2009, a été mis en examen le 22 novembre dernier pour " complicité de détournement de fonds publics ". Les auditions se poursuivent jusqu'au 6 décembre avec l'interrogatoire ce jour-là de François Bayrou au tribunal de Paris.

"Début novembre, le journal " Le Monde " avait révélé que l'ancienne eurodéputée, mais aussi le président du Modem, François Bayrou, et son bras droit Marielle de Sarnez avait reçu un courrier les informant de leur convocation devant les juges début décembre " aux fins de mise en examen ". Le détournement de fonds publics est une infraction passible de dix ans d'emprisonnement et d'une amende de plusieurs millions d'euros. Cette affaire a également coûté à Sylvie Goulard sa place dans la nouvelle Commission européenne, sa candidature ayant été rejetée en octobre par les eurodéputés. Le 30 août, le Parlement européen avait clos cette affaire pour son cas.

Puis elle a expliqué avoir eu l'intention de s'en séparer lors de sa réélection et être tombée d'accord avec M. Thérou, qui voulait chercher un emploi dans le privé, "sur une séparation à l'amiable après une période de transition".

L'ex-eurodéputée MoDem (parti centriste français) Sylvie Goulard a été inculpée vendredi par la juge chargée de l'enquête sur les emplois présumés fictifs des assistants de députés européens.

"Ca n'est pas parce qu'on vous accuse de quelque chose que c'est vrai", s'est-il défendu, expliquant que les collaborateurs travaillaient "à temps partiel" pour le MoDem et "étaient payés pour une fraction de temps par le Parlement européen et l'autre fraction du temps par (le) mouvement". Des enquêtes similaires ont ainsi été ouvertes pour La France Insoumise (LFI) et pour le Front national (FN), dans laquelle une vingtaine de personnes, dont Marine Le Pen, ont été mises en examen.

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