Le flop de Charlie Hebdo au sein de l'Armée française

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Thierry Burkhard, chef d'état-major de l'Armée de terre française, a fait savoir son "indignation" après la mise en ligne, par l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, de plusieurs dessins parodiques sur la mort de treize militaires français au Mali.

Charlie Hebdo, à la longue tradition antimilitariste, a publié cinq dessins sur la mort au Mali de treize soldats de la force française Barkhane, dont 7 appartenant au 5e RHC de Pau-Uzein. Le chef d'état-major de l'armée de terre s'est indigné des dessins de Charlie Hebdo, diffusés seulement en ligne et non dans la version papier du journal. Utilisant les slogans de la Grande muette, ils font dire à un squelette, vêtu d'un uniforme et d'un béret rouge, puis à un soldat enfermé dans un cercueil multi-décoré: "Je protège mon pays, je progresse dans ma vie". "J'ai rejoint les rangs pour sortir du lot", indique l'un des dessins qui représente un cercueil enveloppé du drapeau tricolore. On voit aussi un cortège funéraire de militaires portant un cercueil accompagné d'un autre slogan: " Je suis tourné vers les autres et mon avenir ".

Des caricatures qui ne passent pas auprès de l'armée .

Dans sa lettre adressée au directeur de la publication de l'hebdomadaire, le général évoque notamment "une peine immense qui m'envahit en pensant au nouveau chagrin que vous infligez à ces familles déjà dans la souffrance".

Thierry Burkhard ajoutée: " Mes pensées vont d'abord aux familles de tous les soldats morts au combat pour défendre nos libertés . Les œuvres font référence à la mort des 13 militaires français, tués au Mali ce lundi soir dans un accident d'hélicoptères au cours d'une opération de combat.

"En conclusion de cette lettre ouverte, le chef d'état-major invite " avec sincérité et humilité " le dessinateur Riss, directeur de la publication de Charlie Hebdo à participer à l'hommage national rendu aux Invalides, ce lundi 2 décembre " pour leur témoigner vous aussi, qui avez souffert dans votre chair de l'idéologie et de la terreur, la reconnaissance qu'ils méritent ".

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