Israël frappe le Hamas palestinien jusque-là à l'écart des violences

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L'État hébreu a de nouveau frappé ce vendredi des cibles du Djihad islamique dans la bande de Gaza remettant en cause l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur la veille après deux jours de combats ayant fait 34 morts, en majorité desciviles, dans l'enclave palestinienne.

Un peu de répit pour les civils, pour ce qui ne sera certainement qu'une pause dans les affrontements entamés en milieu de semaine après l'élimination par Tsahal du chef du "Jihad islamique" dans l'enclave palestinienne.

Pendant les deux jours de violences, Israël n'a pas visé le Hamas.

Mais, changement important depuis le début de la semaine, Israël a dit avoir visé des " cibles du Hamas " et non du Jihad islamique, mouvement islamiste jugé plus radical mais moins puissant que le premier. Ces derniers mois, l'entrée des biens à Gaza avait d'ailleurs été restreinte, de même que la zone de pêche, pendant que l'armée israélienne bombardait régulièrement des zones gazaouies prétendument para-militaires.

" Au cours de l'opération, nous avons établi une distinction entre le Hamas et le Jihad islamique ", avait ainsi déclaré le porte-parole de l'armée israélienne Jonathan Conricus".

Côté israélien, où des centaines de roquettes se sont abattues, on déplore plusieurs dizaines de blessés.

Quelques minutes plus tôt, les sirènes d'alarme ont retenti à Beersheba, la plus grande ville du sud d'Israël, à 35 km de la bande de Gaza. Un accord de cessez-le-feu entré en vigueur jeudi à 05H30 locales (03H30 GMT) a tenu pendant toute la journée.

01h20: après une troisième série de tirs de roquettes jeudi nuit, malgré le " cessez-le-feu", le ministre de la Défense Naftali Benett et les différents responsables sécuritaires se sont réunis en urgence pour décider de la suite à donner. Le mouvement palestinien a affirmé qu'il était simplement "membre affilié".

Mais vendredi, Israël a reconnu que cette frappe sur la famille Abou Malhous avait fait des victimes civiles " inattendues ".

"Selon les informations dont l'armée disposait lors de la frappe, il n'était pas prévu que celle-ci fasse des victimes civiles", a indiqué l'armée.

Selon l'armée israélienne, un commandant du Jihad islamique à la tête d'une cellule chargée d'orchestrer des tirs de roquettes sur Israël, Rasmi Abou Malhous, en était la cible et a été tué dans la frappe.

Depuis le printemps 2018, 300 personnes sont mortes à Gaza.

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