Attentats de Paris : les assises requises pour 20 personnes, dont Salah Abdeslam

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Le parquet national antiterroriste annonce vendredi avoir requis un procès aux assises contre 20 personnes, dont Salah Abdeslam, pour les attentats qui ont fait 130 morts le 13 novembre 2015 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et Paris.

Le parquet antiterroriste demande que Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos du 13 novembre 2015, soit jugé notamment pour "meurtres en bande organisée, en relation avec une entreprise terroriste" et "tentatives de meurtres sur personnes de l'autorité publique, en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste".

La décision finale sur les contours de ce procès hors norme, prévu en 2021 à Paris, revient désormais aux juges d'instruction antiterroristes chargés de l'enquête sur ces attaques, les plus meurtrières de la vague d'attentats djihadistes en France. Ce vétéran du djihad, identifié sous le nom de guerre d'"Abou Ahmed", n'a jamais été interpellé. Mais selon les services de renseignements, ce Belge, membre important de l'État islamique (EI) aurait été tué en 2017 en Syrie lors d'une frappe aérienne.

Par ailleurs, le ministère public a requis le renvoi, pour complicité de ces crimes, de plusieurs membres présumés de la cellule djihadiste franco-belge, également à l'origine des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles: Sofien Ayari, Osama Krayem, Mohamed Abrini, Mohamed Bakkali. La plupart des cinq autres suspects sont présumés morts en zone irako-syrienne mais, faute de certitude, ils pourraient être jugés quand même.

"Il faut saluer le travail exceptionnel réalisé par l'ensemble de l'appareil judiciaire", a souligné de son côté Me Olivier Morice, avocat de 35 familles.

Le 13 novembre 2015, trois commandos de neuf hommes avaient attaqué en plusieurs points la capitale, des terrasses de restaurants et la salle de concerts du Bataclan, ainsi que les abords du Stade de France à Saint-Denis. Arrêté à Molenbeek en mars 2016, il a été condamné en avril 2018 à 20 ans de prison en Belgique pour une fusillade à Bruxelles trois jours avant son interpellation. "C'est ce que montre le réquisitoire: ces attentats sont le fait d'une structure collective, très bien organisée et animée par la volonté de faire le plus grand nombre de morts possibles ce soir-là à Paris", ajoute M Reinhart.

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