Attentat à Londres: Des vidéos montrent l'intervention héroïque des passants

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L'homme suspecté d'avoir poignardé à mort deux personnes à Londres, vendredi, a été identifié par les autorités.

D'après l'agence de presse PA, il avait été condamné à 16 ans de prison pour son appartenance à un groupe qui avait voulu commettre un attentat à la bombe à la Bourse de Londres, le London Stock Exchange, et établir un camp d'entraînement terroriste au Pakistan.

Remis en liberté conditionnelle en décembre 2018, Usman Khan a donc réussi à échapper à la surveillance britannique malgré les mesures de contrôle mises en place, suscitant l'interrogation de bon nombre de responsables politiques, dont le locataire du 10 Downing Street lui-même.

A lire:Qui était Usman Khan, l'assaillant qui a tué deux personnes à Londres? D'après The Times, qui cite des sources gouvernementales, l'assaillant était sorti de prison après avoir accepté de porter un bracelet électronique.

D'autres passants ont filmé la scène. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré vendredi soir qu'il était primordial que les criminels violents purgent leur peines. Dans un communiqué, la police de La Haye a indiqué qu'elle était à la recherche un homme âgé de 45 à 50 ans portant un châle, une veste noire et un survêtement gris. "On a fait tout ce qu'on pouvait pour essayer de lui arracher son couteau afin qu'il ne blesse personne d'autre", a témoigné cet homme de 32 ans.

Parmi les images les plus relayées, celles, ahurissantes, où l'on voit des passants, l'un muni d'un extincteur pour repousser l'agresseur, l'autre d'une. défense de narval (ou licorne des mers), qu'il aurait décrochée du mur du célèbre Fishmonger's Hall, selon le Mirror, afin de le tenir à distance.

Selon le récit des faits, l'assaillant a participé, vendredi dernier, à une conférence organisée dans le Fishmonger's Hall, un bâtiment à l'extrémité nord du London Bridge. Dans plusieurs vidéos circulant sur Twitter, on le voit sortir de la mêlée un couteau à la main, criant à d'autres témoins de reculer.

Deux morts et trois blessés.

L'Etat islamique a revendiqué samedi l'attaque, assurant que son auteur "fait partie des combattants de l'EI" et qu'il l'a commis "en réponse aux appels à cibler les habitants des pays de la coalition internationale" anti-jihadiste.

Depuis, la menace terroriste semblait avoir un peu reculé: au début du mois de novembre, le niveau d'alerte terroriste au Royaume-Uni avait été abaissé, passant de "grave" à "substantiel", le risque d'un attentat étant désormais considéré comme "probable", et non "hautement probable".

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