Le Samu accusé d'homicide involontaire après la mort d'une sexagénaire à Belfort

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Ce samedi-là, à l'issue d'un déjeuner en famille, la sexagénaire se plaint de douleurs et se retire dans sa chambre.

La fille de la retraitée a décidé de porter plainte pour "homicide involontaire".

C'est un drame qui nous rappelle forcément l'affaire Naomi Musenga. La sexagénaire finit par succomber à une crise cardiaque. Lors de ce coup de téléphone, deux opératrices s'étaient moquées de la patiente au lieu de la prendre au sérieux et de lui apporter de l'aide. "Il a fallu attendre 40 minutes avant qu'une ambulance arrive, une heure avant que le Samu soit là", ajoutant que " les pompiers de Giromagny et Offemont sont à trois minutes ", du domicile de sa mère. Sa mère, atteinte d'hypertension, ne se sent pas bien.

L'entreprise de l'ambulance arrivée en premier sur les lieux déclare ne pas avoir été prévenue d'une situation d'urgence vitale.

"Oui bonjour, je suis chez mes parents et j'ai ma maman qui se sent pas bien". J'ai appelé une première fois le (...) 15 à 15H22, en expliquant clairement les symptômes de ma mère: sueurs, douleur persistante au bras gauche, vomissements, difficulté à respirer " mais " on m'a répondu qu'il y avait une épidémie de gastro-entérite, ce qui était faux, et qu'on m'envoyait une ambulance dans l'heure.

Pendant cet appel, la mari va demander 8 fois à l'opératrice où se trouve le Samu. France 3 s'est procurée les enregistrements sonores des conversations.

Après un deuxième appel aux secours, l'état de santé de sa mère se dégrade rapidement, jusqu'à l'arrêt cardiaque. "Il les assiste jusqu'à l'arrivée de l'ambulance".

"L'opérateur du Samu transfère alors son interlocutrice à un médecin régulateur". Des ambulanciers arrivent sur place et tentent de la réanimer. La sexagénaire est décédée au centre hospitalier de Belfort-Montbéliard. "La police a requalifié cette plainte en homicide involontaire". La fille d'Edith attend que les secours "reconnaissent leurs torts". J'ai été claire sur les symptômes de ma mère, ils sont partis sur une autre chose... "Ce père de deux enfants devait décéder quelques heures plus tard d'une occlusion intestinale". Pour elle, les secours n'ont pas pris la mesure de l'urgence de la situation et une prise en charge plus rapide aurait pu sauver sa mère.

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La famille d'Edith Greffer demande par ailleurs qu'un centre d'appels au 15 soit rouvert dans le nord de la Franche-Comté.

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