Von der Leyen lancée, reste à décoller — Nouvelle Commission européenne

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Un nombre record de femmes (12), un commissaire de 29 ans, 8 anciens et 19 nouveaux venus: petit tour d'horizon de l'équipe dirigée par l'Allemande Ursula von der Leyen.

La présidente de la Commission européenne l'Allemande Ursula von der Leyen, a demandé mercredi le soutien du Parlement pour donner "un nouveau départ" à l'Europe, avant le vote d'investiture de sa commission. Les Verts se sont abstenus à 80%. Elle avait également promis une commission paritaire, un droit d'asile plus uniforme, la reconnaissance du droit d'initiative du Parlement pour des textes de loi - actuellement réservé à la seule Commission -, une convention pour l'avenir de l'Europe et un système de réassurance chômage européen destiné à aider les pays en crise. "Il s'agira là encore d'une grande première", a-t-elle pointé.

Une partie des eurodéputés l'ont gratifiée d'une standing ovation.

Le résultat sera une indication précieuse du soutien dont elle pourra disposer durant son mandat.

Le Parlement européen a approuvé, par 461 voix contre 157, la nouvelle Commission européenne.

Ursula von der Leyen a été désignée par les chefs d'État et de gouvernement européens pour succéder à Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne pour les cinq années à venir.

Les 154 élus sociaux-démocrates avaient dit avant le scrutin qu'ils voteraient "à une très grande majorité" en faveur de l'investiture, tout comme les 108 libéraux de Renew.

Mais des voix discordantes se sont fait entendre. "On ne signe pas de chèque en blanc", mais "on ne va pas partir en guerre non plus", a expliqué mardi l'eurodéputé français Raphaël Glucksmann.

Ils rejoignaient ainsi la position des Verts, qui ont pour la plupart choisi l'abstention.

Au rayon des sujets qui fâchent figurent la désignation comme commissaire à l'Elargissement d'un Hongrois, vu par ses détracteurs comme un soutien aux positions anti-UE du gouvernement de Viktor Orban, et du Français Thierry Breton, PDG sortant de la société numérique Atos, comme commissaire du marché unique et du numérique.

L'extrême gauche (GUE), tout comme l'extrême droite, voteront contre.

Mais Londres a décliné, se justifiant par une règle domestique qui stipule que le Royaume-Uni ne doit pas normalement procéder à des nominations à ce type de poste lors d'une période précédant des élections, prévues le 12 décembre.

Après avoir été élue elle-même de justesse en juillet, Ursula von der Leyen a bénéficié cette fois d'une marge confortable.

Juste avant le vote, le Parlement a observé une minute de silence à la mémoire des 13 militaires français tués dans une collision d'hélicoptères au Mali.

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