Mali : treize militaires français tués dans l'accident de deux hélicoptères

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Les six officiers, les six sous-officiers et le caporal-chef décédés lundi soir s'ajoutent aux 28 autres soldats morts au Sahel depuis 2013.

Si l'on en croit le communiqué, les hélicoptères, ainsi qu'une patrouille d'avion de chasse Mirage 2000 sont intervenus en appui à des soldats traquant un groupe de terroristes décelés quelques heures plus tôt, qui évoluaient en pick-up et à motos. L'armée a déclaré que les hélicoptères volaient très bas tout en soutenant les commandos français sur le terrain près de la frontière avec le Niger.

Les 13 militaires se trouvaient à bord de deux hélicoptères envoyés en "opération de combat contre des djihadistes" aux confins du Mali quand les deux appareils sont entrés en collision. "Aucun des militaires embarqués n'a survécu", a poursuivi l'état-major.

Les treize militaires français ont perdu la vie lundi soir dans une collision de deux hélicoptères de l'armée au cours d'un combat contre les djihadistes. "De nombreux moyens de la force Barkhane sont encore engagés", a-t-il indiqué.

"Comme les 12 autres familles, nous sommes infiniment tristes, et fiers de notre enfant", a dit l'ancien secrétaire d'Etat chargé de la Défense (2008-2009) à la chaîne d'informations.

Dans son communiqué, ce mardi matin, le chef de l'État Emmanuel Macron a " salué le courage des militaires français engagés au Sahel et leur détermination à poursuivre leur mission ".

Ces morts surviennent au moment où l'efficacité et les marges de manœuvre de l'armée française sont mises à rude épreuve par la détérioration sécuritaire au Sahel. David MartiMaire du CreusotTerrible nouvelle: treize de nos soldats morts dans un accident au MaliIls étaient partis au Mali pour lutter contre le terrorisme, protéger le peuple malien, protéger les peuples subsahariens, nous protéger et porter nos valeurs universelles de liberté, d'égalité et de fraternité.

Quatre victimes appartenaient au 4e régiment de chasseurs de Gap (4eRCH): les maréchaux des logis Antoine Serre et Valentin Duval, le maréchal des logis en chef Alexandre Protin et le capitaine Romain de Chomel de Jarnieu.

Selon des médias français, l'une des victimes, le lieutenant Pierre Bockel du 5e régiment d'hélicoptères de combat de Pau, est le fils du sénateur centriste Jean-Marie Bockel. Depuis le début de l'intervention militaire au Sahel, 38 militaires de l'armée française ont été tués.

Et malgré les efforts de formation déployés par l'Union européenne, la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) et Barkhane, les armées nationales des pays sahéliens, parmi les plus pauvres au monde, semblent incapables d'enrayer la progression des attaques.

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