Viol et harcèlement : l'héroïne de "Clem", Lucie Lucas, brise le silence

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C'est dans un message poignant que Lucie Lucas a choisi de se livrer sur un sujet bien délicat. Cela commence dès l'âge de 6, 7 et 8 ans, à l'école.

Âgée de 33 ans, la comédienne décrit dans son post les humiliations qu'elle a subi durant son enfance: " Moi, j'aimais jouer au foot avec les garçons mais je n'aimais pas qu'ils me coincent quotidiennement dans les toilettes, essaient de me déshabiller ". Nous apprenons donc qu'elle a, à plusieurs reprises, été victime d'agression sexuelle et de viol: " J'aimais le théâtre mais je n'aimais pas que mon professeur tâte mes seins naissants et remonte ses mains le long de mes cuisses chaque fois que je me trouvais à côté de lui...

Puis d'évoquer cet amour de vacances, qu'elle "aimait secrètement". "Mais je n'ai pas aimé qu'il s'en aperçoive et me viole dans sa cave quand je pleurais toutes les larmes de mon corps en disant 'non', mais que je ne criais pas ni me débattais pour épargner ma mère qui attendant dans sa voiture à quelques mètres de là que je finisse 'mes adieux romantiques'", écrit-elle sur le réseau social. Un texte qui fait évidemment froid dans le dos et que la jeune femme a accompagné d'une longue légende: "De tout mon cœur avec les femmes et les hommes qui marchent dans la rue aujourd'hui contre les violences faites au femmes". Ce que je partage avec vous dans ce post est une partie de mon intimité, un extrait de ce que je suis. L'actrice, apparue en 2008 dans la série "Femmes de loi", dénonce également "le chantage " exercé par "un réalisateur pour que je me mette nue devant toute l'équipe", ou "des photographes qui voulaient toujours plus de nudité et de poses vulgaires " lorsqu'elle était mannequin. "Je n'ai pas le courage de certaines mais je voudrais leur faire part de toute mon admiration et reconnaissance face à leur force immense et bienfaitrice ".

Ne souhaitant pas donner de noms et n'exigeant ni "tribunal populaire", ni "tribunal du tout", Lucie Lucas a voulu par ce message témoigner sa solidarité avec "toutes les femmes qui ne se taisent plus". Adèle (ndlr: Haenel, actrice qui a dévoilé avait été victime de harcèlement et attouchements sexuels entre 12 et 15 ans) a raison, il n'y a pas de monstres. "Mais il y a une société qui doit se réveiller, avec tous ses individus, et tendre vers le respect et l'épanouissement de chacun dans l'équité et la justice", conclut Lucie Lucas.

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