Le chef de l'US Navy, en désaccord avec Trump, quitte son poste

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Esper est "profondément troublé par ce comportement", ajoute le communiqué.

Le chef Gallagher a été accusé d'avoir poignardé à mort un groupe de prisonniers appartenant à un groupe de l'État islamique âgé de 17 ans et sans arme, et d'avoir tiré sur des civils au hasard alors qu'il servait en Irak en 2017.

Il avait été acquitté mais en revanche a été reconnu coupable d'avoir posé à côté du corps du jeune homme en compagnie d'autres soldats.

Le 15 novembre, Donald Trump avait annulé la décision de la Navy de l'exclure de ses rangs en raison de cette condamnation.

Le département de la Défense a accusé le secrétaire à la Marine Richard Spencer d'avoir proposé en cachette à la Maison-Blanche un arrangement aux termes duquel, si la présidence n'interférait pas avec les procédures entreprises contre Gallagher, le militaire prendrait sa retraite sans être expulsé des Navy Seals.

L'US Navy avait lancé une procédure interne qui pouvait aboutir au retrait à Edward Gallagher et à trois autres membres de la même unité de l'insigne distinctif des Navy Seals, le Trident, une sanction équivalente à une exclusion pure et simple des Seals.

Silence dans les rangs: c'est sur Twitter que l'état-major de l'armée américaine reçoit les ordres du chef des armées, le président Donald Trump.

Mais l'intervention de Donald Trump avait compromis le processus. Il était en désaccord avec le président Trump sur le cas d'un soldat de la Navy Seals qui avait été jugé pour "crimes de guerre". Pour Trump, La Navy a "très mal traité" Edward Gallagher.

Richard Spencer n'aurait pas communiqué cette proposition au secrétaire à la Défense.

Et M. Trump a réaffirmé que Gallagher ne serait pas exclu des Navy Seals.

Donald Trump s'est exprimé à plusieurs reprises en faveur d'Edward Gallagher, dont le cas a notamment été défendu par la chaîne de télévision Fox News, des interventions qui avaient été considérées par de nombreux militaires comme des atteintes au respect de la justice et de la discipline. Mais "maintenant ils essaient de me le prendre alors que le président m'a rétabli dans mon grade". "Je ne peux pas, en toute conscience, obéir à un ordre qui, à mon avis, enfreint le serment sacré que j'ai prêté en présence de ma famille, devant mon drapeau et ma foi pour soutenir et défendre la Constitution des Etats-Unis".

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