À Beni, la colère après une nouvelle attaque contre des civils — RDC

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Huit civils ont en effet été tués dans la nuit de dimanche à lundi à Beni dans l'est du pays lors d'un nouveau massacre attribué au groupe armé des ADF, a indiqué un porte-parole de l'armée.

Avant de s'attaquer aux camps onusiens, proches l'un de l'autre, les habitants en colère ont mis le feu à l'autre bout de la ville à la mairie de Beni, qui a été partiellement incendiée, selon le correspondant de l'AFP.

Ils dénoncent depuis plusieurs jours l'inaction de l'armée congolaise et des Casques bleus des Nations unies, présents dans la région, face aux tueries des Forces démocratiques alliées (ADF). Les manifestants ont réussi à entrer dans l'une des unités de la Monusco et ont emporté du matériel avant l'intervention de la police congolaise qui a tiré à balles réelles pour tenter de contenir les manifestants.

Un manifestant avait été tué samedi par la police.

La Mission de l'ONU (Monusco) en République démocratique du Congo "ne peut pas rester sans fin", a déclaré lundi 25 novembre la présidente du Parlement congolais, Jeanine Mabunda, au moment où la population de Beni (est) attaque des symboles de l'Etat congolais et de l'ONU, accusés d'inaction après des massacres de civils.

Il s'agit, d'après les experts, de représailles des ADF après les opérations militaires annoncées contre leurs bases le 30 octobre par l'armée congolaise.

À l'origine, les ADF sont des rebelles ougandais musulmans hostiles au président Yoweri Museveni, qui se sont repliés dans l'est de l'actuelle RD Congo, en 1995. Celle-ci a lancé ses opérations contre le groupe de manière unilatérale, sans demander le renfort des Casques bleus de la Monusco.

Pour leur part, les autorités sanitaires s'inquiètent des conséquences de l'insécurité et des tensions à Beni dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola qui sévit dans la région.

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