Accord définitif avec LVMH — Tiffany

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"Tiffany nous inspire un immense respect et une grande admiration, s'est félicité Bernard Arnault, dans un communiqué diffusé par le groupe; nous avons l'ambition de faire briller cette marque emblématique avec tout le soin et toute la détermination que nous avons su déployer pour toutes les Maisons qui nous ont rejoints au fil de notre histoire".

Une offre relevée qui avait incité Tiffany à partager ses secrets financiers et a finalement conduit LVMH à proposer 135 dollars (122,46 euros) par action Tiffany, ce qui valorise donc le groupe américain à un peu plus de 16,2 milliards de dollars (14,7 milliards d'euros). "Les conseils d'administration des entreprises de luxe se réunissent pour finaliser l'accord et à moins d'un accroc de dernière minute, il devrait être annoncé lundi, voire plus tôt", ajoute l'article.

Pour Tiffany, l'opération "intervient au moment où notre marque est engagée dans un processus de transformation important" et "va apporter à la fois un soutien, des moyens et un élan supplémentaires pour atteindre ces objectifs", a souligné Alessandro Bogliolo, directeur général du joaillier, cité dans le communiqué.

Pour son groupe, cette acquisition " vient renforcer la position de LVMH dans la haute joaillerie et accroître davantage sa présence aux États-Unis. L'opération lui permet de mieux rivaliser dans les bijoux haut-de-gamme - seul secteur du luxe où il n'est pas numéro un - avec son concurrent suisse Richemont, propriétaire des griffes Cartier et Van Cleef & Arpels.

Au cours de l'exercice 2018, le numéro un mondial du luxe a engrangé 46,8 milliards d'euros de ventes, un record, tandis que son bénéfice net a totalisé 6,4 milliards pour une marge opérationnelle s'établissant à 21,4%.

À l'issue de la clôture de l'opération - prévue mi-2020 -, Tiffany rejoindra les 75 autres Maisons de LVMH en intégrant l'activité Montres et Joaillerie du Groupe aux côtés de Bulgari, TAG Heuer, Chaumet, Dior Montres, Zenith, Fred et Hublot. Sa croissance est néanmoins freinée par le dollar fort et une baisse des dépenses des touristes aux Etats-Unis.

Au réseau de 428 magasins que compte cette branche, le rachat de Tiffany viendrait ajouter plus de 320 boutiques dans le monde.

"La haute joaillerie se développe, c'est un peu comme la haute couture, et paradoxalement dans un monde où il y a un certain nombre de problèmes économiques".

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