" "Une mobilisation historique pour dire " stop " aux violences faites aux femmes

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Un chiffre largement en hausse par rapport à l'année dernière, alors que le chiffre avait atteint 121 femmes victimes sur l'ensemble de l'année 2018.

Ce samedi se réunissent les femmes et les hommes qui souhaitent dénoncer les violences faites aux femmes.

Ils n'étaient qu'une petite poignée à arborer un gilet jaune, noyée dans la "marée violette", la couleur des marches contre les violences faites aux femmes.

De la place de l'opéra à celle de la Nation, la manifestation a rassemblé au moins 49.000 personnes selon le cabinet indépendant Occurrence.

Au moins 137 femmes sont mortes depuis le début de l'année sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint, selon le décompte d'un collectif qui recense les féminicides.

Une grande banderole s'élevait contre une "justice complice", tandis qu'une multitude de pancartes proclamaient: "Ras le viol", "Féminicides, pas une de plus", "Brisons le silence, pas les femmes", "Qui ne dit mot ne consent pas".

Ainsi, près de 70 organisations (Planning familial, CGT, CFDT, EELV, LFI, PS, Unef, PCF, SOS homophobie.) et de nombreuses personnalités se sont jointes au défilé parisien.

Comme le rappelle Laura Jovignot, du collectif #NousToutes (à l'origine de cette Marche), il faut continuer d'alerter sur ce sujet car "Tous les deux jours, une femme est assassinée par son conjoint ou son ex-conjoint".

En province également, une trentaine de marches sont prévues, notamment à Lille, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Rennes ou Strasbourg. Parmi elles, les comédiennes Muriel Robin, Julie Gayet ou Virginie Efira, les chanteuses Juliette Armanet et Clara Luciani, ou encore Vincent Trintignant - le frère de Marie, tuée par Bertrand Cantat en 2003. "A bas, à bas le patriarcat", "On se laissera plus jamais faire", scandaient les manifestantes. "Il est très important que ça s'arrête, que l'on arrive à éradiquer toute forme de violences" faites aux femmes, insiste-t-elle. "La prise en charge des femmes victimes de violences doit être différente dans les gendarmeries", estimait Léa, étudiante de 19 ans.

"On pense que ça va être une marche historique", a déclaré samedi l'une des organisatrices, Caroline De Haas, convaincue que "le niveau de conscience (.) sur la question des violences est en train de bouger de manière assez radicale".

Le collectif #NousToutes a globalement pointé un "manque de moyens" et une "absence de réponse à la hauteur de la part du gouvernement". "La vérité, c'est que nous dépensons plus d'un milliard d'euros par an pour cette cause", a, de son côté, affirmé, jeudi matin, sur France Inter, Édouard Philippe, assurant qu'" on dépense plus en France qu'en Espagne", pays souvent cité en exemple, tout en estimant qu'" à l'évidence, on doit faire d'autres choses ".

Lancé par le gouvernement début septembre, le " Grenelle contre les violences faites aux femmes " s'achève lundi 25 novembre, journée de lutte contre ces violences. L'an passé, près de 50.000 personnes s'étaient rassemblées fin novembre à travers la France, dont 30.000 à Paris selon les organisatrices (12.000 selon la police). Chaque année, quelque 220.000 femmes subissent des violences sexistes ou sexuelles, dont 93.000 sont victimes de viol ou tentative de viol.

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