L’explorateur Mike Horn en difficulté sur la banquise

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Le baroudeur télévisuel s'est lancé avec Børge Ousland, 57 ans, explorateur norvégien, dans une traversée de l'océan Arctique, skis de randonnée aux pieds avec un traîneau de quelque cent kilos à tirer sept à huit jours par heure.

" La glace se brise et se déplace beaucoup plus vite qu'auparavant". La banquise, fragilisée par le réchauffement climatique, aurait cédé sous son poids. "Pour un dur comme lui, ça le rend plus humain", commente Annika, qui songe plus que jamais à un plan d'urgence pour récupérer les deux aventuriers.

Comme nous commençons à compter la nourriture, nous n'avons plus le luxe de nous reposer, à moins d'y être obligés. "Le manque de lumière et de soleil a une grande influence sur notre progression et notre état d'esprit". Il a même chuté dans l'eau " jusqu'au niveau du bassin " car la glace était trop mince, selon sa fille. Une dérive des glaces qui, fatalement, rallonge l'expédition de jour en jour. De plus, son stock de vivres a fortement diminué. "Je ne l'ai jamais vu comme ça, dans un état de fatigue physique extrême, confie au Parisien, vendredi 22 novembre, Annika Horn. Il est en train de perdre la sensation de ses extrémités, c'est inquiétant".

Les deux explorateurs ont désormais encore 500 kilomètres environ à parcourir pour rejoindre l'archipel de Svalbard, dans l'extrême nord de la Norvège, où ils seront récupérés le mois prochain par voilier. Et les conditions climatiques deviennent de plus en plus extrêmes. "Avec ma sœur Jessica, on veut qu'il rentre vite à la maison", affirme ainsi l'une de ses filles, Annaka, au Parisien. Tandis que Mike Horn, lui, dresse le constat suivant: "Peu importe à quel point nous essayons de nous protéger contre le sel, la glace, le vent et le froid. Voilà ce que signifie la vraie exploration, imaginer des solutions pour survivre".

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