Regain du Beaujolais nouveau malgré des craintes à l'export

Share

Aujourd'hui, on ne parle plus d'un vin au goût de banane ou de fruits rouges, le mot d'ordre est le retour au terroir autour du gamay, et la montée en gamme.

Depuis la fin des années 90, le Beaujolais était plongé dans une profonde remise en question. Par ailleurs, le Beaujolais Nouveau est traditionnellement particulièrement fêté au Japon, marché numéro un en dehors de la France, où le primeur est lancé en parallèle. C'est pourquoi l'interprofession, Inter Beaujolais, a décidé de transformer cet événement d'une journée - le 3 jeudi du mois de novembre - en une " semaine du Beaujolais ".

Bref, que vous soyez amateur, œnologue ou que vous ayez envie de partager "avec modération" un moment avec vos amis ou votre entourage, la cuvée 2019 du Beaujolais Nouveau sera donc l'occasion d'en parler en bien... ou en mal. Et pour cela, il suffit de se rendre sur Twitter pour y découvrir certaines perles de communication qui nous font dire que, tout compte fait, cette cuvée 2019 devrait être un bon cru. Mais tout le vignoble profite de cette dynamique, même les primeurs qui représentent encore presque un quart de la production.

En 2018, il s'est écoulé 22 millions de bouteilles de Beaujolais nouveau, un chiffre stable. Mais en valeur, les professionnels enregistrent une hausse d'au moins 5%, selon Monsieur Large. Idem pour les exportations aux Etats-Unis où les taxes douanières sur les vins français ont augmenté de 25%, en raison d'un contentieux avec l'Europe lié au secteur aéronautique. Les premières bouteilles sont débouchées dans la capitale du vignoble, à Beaujeu, et à Lyon, où les tonneaux sont percés peu avant minuit.

Share