Jeux Olympiques : Airbnb devient l'un des principaux sponsors du CIO

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" Ce partenariat est inopportun et il est outrageux de faire de cette entreprise qui joue de la déréglementation dans tous les pays du monde un partenaire mondial du CIO ", ont ainsi affirmé dans une déclaration commune Roland Héguy, Laurent Duc, président de la branche hôtellerie de l'UMIH, et Jean-Virgile Crance, président du Groupement national des chaînes hôtelières (GNC).

De son côté, le GNI, qui représente les indépendants de l'hôtellerie et de la restauration, a estimé qu'Airbnb, qui "ne respecte pas les règles, doit être disqualifié!" et affirmé son intention de saisir le Comité d'éthique du CIO ainsi que le comité d'organisation des JO de Paris-2024. "Le choix du CIO répond à des problématiques globales, identifiées lors des précédentes éditions olympiques et paralympiques", expliqué le patron du CoJo.

Furieux de l'arrivée d'Airbnb parmi les principaux sponsors des jeux Olympiques 2024, les hôteliers parisiens, réunis en congrès ce mercredi, ont décidé de " suspendre leur participation " à l'organisation des JO de Paris 2024. "Déjà, la plateforme rechigne à transmettre la taxe de séjour avec des adresses claires et des contribuables identifiés comme la loi l'y oblige, à compter du 1er janvier", a ajouté Laurent Duc. La profession ne décolère pas après avoir été mise "hors-jeu" et a choisi de suspendre sa participation à l'organisation des Jeux Olympiques 2024 à Paris, en représailles. Concrètement, ils ne siègeront plus aux réunions préparatoires, dans l'attente d'une clarification, précise-t-il. D'autant plus que, selon elle, "l'offre hôtelière parisienne et francilienne était un atout dans le dossier de candidature de la ville de Paris".

Populaire auprès de millions de touristes pour ses prix jugés attractifs, Airbnb s'est attiré les foudres de nombreux professionnels de l'hôtellerie qui l'accusent de réduire leurs parts de marché et réclament aux autorités un meilleur contrôle des activités de la compagnie américaine.

Or, le secteur de l'hôtellerie traditionnelle ne cesse de dénoncer la concurrence déloyale que fait peser la plateforme de locations. En février, la mairie de Paris avait assigné AirBnb en justice pour avoir mis en ligne 1.000 logements non enregistrés.

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