Bordeaux : des féministes font annuler une projection du film de Roman Polanski

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"La Région a financé ce film car Roman Polanski est un excellent cinéaste et que le sujet est très francilien: l'affaire Dreyfus".

Ce mardi, les cinéphiles qui avaient prévu d'aller voir le dernier film de Roman Polanski à l'Utopia, un cinéma indépendant du centre-ville de Bordeaux (Gironde), n'ont pas pu assister à la séance de 20 heures. Il est en tête du box-office français sur cinq jours, devançant "Le Mans 66", film d'action américain à gros budget avec Matt Damon et Christian Bale, qui réalise 336.657 entrées. La polémique se propage aux autres pays européens, où J'Accuse, le nouveau film du réalisateur, doit sortir.

C'est aussi le 30e meilleur démarrage de l'année pour un film à l'issue du premier week-end après sa sortie, selon CBO, et le 7e meilleur score pour un film français (derrière "Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon Dieu?", "Nous finirons ensemble", "Nicky Larson et le parfum de Cupidon", "Hors normes", "La vie scolaire" et "La belle époque").

Le plan de promotion du film "J'accuse" a complètement déraillé: l'acteur principal Jean Dujardin a annulé un passage à la télévision, une émission radio a été déprogrammée et une avant-première a été annulée à Paris en raison d'un blocage par des féministes.

Une importante organisation de cinéastes, la société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs (ARP), a proposé lundi soir de nouvelles règles pour ses membres condamnés ou poursuivis pour des violences sexuelles, ce qui devrait conduire à la suspension du réalisateur.

Dans un communiqué publié le 12 novembre, l'ARP a en effet annoncé qu'elle envisageait de revoir son règlement interne pour que tout membre mis en examen pour une infraction de nature sexuelle soit suspendu - et exclu en cas de condamnation.

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