Ségolène Royal qualifie les accusations Franceinfo de "cochonneries"

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L'ancienne candidate à la présidentielle 2007, qui rêve encore de l'Elysée, bénéficie d'une enveloppe de 100 000 euros financés par les ministère de la Transition écologique et des Affaires étrangères, et de la présence de trois collaborateurs. L'ex-Ministre de l'environnement a évoqué sur Twitter des insinuations "calomnieuses et diffamatoires". Comme à la visite d'une usine en juin 2018 en Poitou-Charentes, ou encore à l'inauguration d'une aire de covoiturage en octobre 2019 dans l'Ain.

Pour se défendre, Ségolène Royal a décidé de s'exprimer sur RMC. Selon Radio France, sa collaboratrice du Quai d'Orsay était ainsi à Montpellier et Poitiers en décembre 2018 pour des conférences et séances de dédicaces, quand son conseiller a fait le déplacement à Canteleu, près de Rouen, en mars 2019, dans le cadre de sa tournée littéraire. "Elle a toujours été habituée à avoir un staff autour d'elle. Mais bon, malgré tout, une ambassadrice ne devrait pas faire ça", a confié un ancien collaborateur aux journalistes de Radio France. Ainsi, le conseiller en communication de Ségolène Royal se serait rendu deux jours en Casamance, au Sénégal, afin de "constater l'avancée des projets".

Par ailleurs, d'anciens collaborateurs de Ségolène Royal continueraient de lui apporter son aide, à l'image de Maryline Simoné, ancienne directrice de la communication au ministère de l'Environnement et aujourd'hui inspectrice générale de l'administration du développement durable, qui a assuré ses relations presse lors de la promotion de son livre.

D'après une enquête de la cellule investigation de Radio France, Ségolène Royal, ambassadrice chargée des pôles, pourrait avoir recours à des moyens mis à sa disposition par le Quai d'Orsay pour des activités n'ayant rien à voir avec ses missions diplomatiques.

Sur ses collaborateurs, "si tous sont contractuels du ministère des Affaires étrangères, tous ont été vus ces 18 derniers mois accompagnant Ségolène Royal sur des événements sans rapport apparent avec sa mission d'ambassadrice", note franceinfo.

Bien que les moyens alloués aux ambassadeurs thématiques par la Quai d'Orsay soient rarement communiqués, l'équipe de la cellule investigation de Radio France a réussi à obtenir quelques informations concernant l'enveloppe accordée à Ségolène Royal, qui n'est pas rémunérée pour son poste d'ambassadrice des pôles.

L'ambassadrice des pôles a-t-elle eu un coup de chaud? C'est Emmanuel Macron lui-même qui l'a nommée. D'après l'enquête, qui a croisé son agenda et ses déplacements réels, la représentante française n'a participé à aucune réunion liée à cette fonction. Pour sa part, Ségolène Royal a répondu à Radio France: "je ne vois pas de quoi vous parlez. Ce n'est pas juste d'attaquer comme ça des personnes, des salariés qui font des activités depuis des années, des activités bénévoles auprès de moi, et qui le font exclusivement sur leur temps libre", a-t-elle plaidé.

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