Michaël Youn dérape avec une blague sur l'affaire Polanski, Twitter s'indigne

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Une œuvre, "si grande soit-elle, n'excuse pas les éventuelles fautes de son auteur", a lancé Franck Riester lors des deuxièmes Assises pour la parité, l'égalité et la diversité dans le cinéma, à Paris, au moment où Roman Polanski est visé par une nouvelle accusation de viol de la part de la photographe française Valentine Monnier, qui dit avoir été battue et violée par le cinéaste en 1975 à l'âge de dix-huit ans.

Le film a connu un bon démarrage à Paris, selon les chiffres du Film français, avec 3.110 entrées sur 32 copies, soit le 12e meilleur démarrage parisien de l'année, en dépit de la promotion perturbée ces derniers jours: les acteurs Jean Dujardin et Emmanuelle Seigner, femme de Polanski, ont annulé des interviews, tandis que des émissions enregistrées avec Louis Garrel n'ont pas été diffusées. "Je ne crois pas partager grand-chose avec un homme sur lequel" pèsent "de telles accusations", a expliqué jeudi la secrétaire d'Etat sur France Inter. Le journal satirique Charlie Hebdo a fait sa couverture sur la polémique, semblant défendre Polanski, particulièrement ciblé sur la toile.

La critique cinéma Iris Brey était revenue sur son cas dans l'entretien qu'elle a accordé à Mediapart suite aux révélations d'Adèle Haenel sur les agressions sexuelles qu'elle a subies, rappelant que les plaintes contre Roman Polanski étaient nombreuses et détaillées, même si le réalisateur continue de nier toutes ces allégations. "Mais on ne peut pas faire comme si valoriser le film ne participait pas au verrouillage du secret", a estimé à l'AFP la féministe Caroline De Haas, du collectif #NousToutes. "On a aussi le devoir de parler pour les autres, ce n'est pas anodin, ce n'est pas rien".

La porte-parole du gouvernement a indiqué qu'elle n'ira pas voir le "J'accuse" de Roman Polanski, sans pour autant appeler au boycott du film.

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