Manifestations d’étudiants: gouvernement et opposition dénoncent les violences

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L'échange était prévu depuis plusieurs semaines.

Dans un communiqué, la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, qui a fait l'objet d'appels à la démission à cette occasion, "condamne fermement les violences et les dégradations ayant eu lieu en marge des rassemblements ce mardi 12 novembre, ainsi que l'intrusion de manifestants dans un amphithéâtre de l'université Lille-II ayant entraîné l'annulation de la conférence que devait y tenir François Hollande".

L'ancien président François Hollande, empêché cemardi de donner une conférence à l'université de Lille par des manifestants dénonçant la précarité étudiante, "regrette que cette émotion se soit transformé en violence", selon son entourage.

François Hollande, qui se trouvait dans l'enceinte de l'université, n'est finalement pas apparu et a quitté la faculté de droit, rapporte France 3 Hauts-de-France. Sous les cris et les huées des étudiants, ils ont commencé à arracher les pages du livre de François Hollande. Un message se murmurait déjà: un rendez-vous à 14 heures, devant la faculté, pour accueillir l'ancien président de la République.

Livres de François Hollande déchirés, grille du ministère de l'Enseignement supérieur dégradée: "rien ne peut justifier les violences" survenues après l'immolation d'un étudiant à Lyon, s'est émue mercredi la porte-parole du gouvernement, à l'unisson de nombreux responsables politiques.

"Le Premier ministre m'a demandé de recevoir au plus vite les organisations étudiantes, je les recevrai à partir de demain matin", a-t-il indiqué au Sénat mercredi, expliquant vouloir "faire un point d'étape" sur l'accompagnement social des étudiants et les chantiers en cours, comme le projet de revenu universel d'activité.

Sur Twitter, le socialiste Julien Dray a réagi à l'accueil réservé à l'ancien chef d'Etat, évoquant un "climat de violence intolérable".

Plusieurs dizaines de personnes ont forcé, dans la soirée du mardi 12 novembre, les grilles du ministère de l'Enseignement supérieur, rue Diderot à Paris, après une manifestation en soutien à l'étudiant qui s'est immolé devant le Crous de Lyon, quatre jours auparavant.

Le numéro deux des Républicains, Guillaume Peltier, a appelé mercredi sur LCI le gouvernement à "prendre des sanctions exemplaires contre des minorités infimes, politisées, qui organisent ces violences et empêchent la démocratie de vivre". Ajoutant: "J'accuse Macron, Hollande, Sarkozy et l'UE de m'avoir tué, en créant des incertitudes sur l'avenir de tous-tes". Brûlé à 90%, le jeune homme est soigné au centre des brûlés de l'hôpital Edouard-Herriot à Lyon.

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