Finkielkraut, apologiste du viol ? Bullshit au carré sur les réseaux sociaux

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Un chiffre effroyable qui ne serait pourtant que la partie immergée de l'iceberg puisque de nombreuses victimes, notamment dans les cas de viol conjugal, se terrent dans le silence.

Sur les réseaux sociaux, les propos d'Alain Finkielkraut indignent. Malgré les protestations autour de la table, la journaliste de RTL poursuit: "Toute femme mariée de 40 ans, il y a des moments où elle ne veut pas".

Le responsable se nomme Alain Finkielkraut: alors que l'écrivain semblait vouloir faire comprendre son point de vue sur ce qu'il a appelé "l'extension" du "concept de sexisme", à travers "la culture du viol" d'aujourd'hui qui englobe selon lui désormais "les blagues salasses, les dragueurs lourds, les attouchements et jusqu'à la galanterie", il a fini par interrompre Caroline De Haas quand cette dernière expliquait en quoi les remarques d'Éric Zemmour, la blague de l'animateur Tex qui lui a valu d'être viré de l'antenne de France 2 ou le sketch culte de Jean-Marie Bigard, "sont d'une grande violence parce qu'ils banalisent la réalité de ce que subissent des centaines de milliers de femmes en France". Aujourd'hui, il y a la culture du viol... "Dans l'imaginaire d'Alain Finkielkraut les personnes qui agressent sont les victimes". Les propos qu'il a tenus sont simplement ahurissants: " Le politiquement correct ce n'est pas la bienveillance.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Alain Finkielkraut, en dérapant, à répondu à cette question. Il n'empêche que ces propos ne relèvent pas du tout de l'humour et qu'ils tombent comme une épaisse touffe de cheveux dans la soupe à l'heure où le viol n'est pas une blague et est un véritable sujet de société qu'il convient de traiter avec tout le sérieux possible. Il y a toujours les viols. Caroline Haas ne portera quant à elle pas plainte: " Je n'ai pas de temps et d'argent à perdre. "On parlait autrefois des viols, et par les viols, on dénonçait les passages à l'acte, la pénétration forcée".

"Voilà je dis aux hommes: "Violez les femmes!" Il y aurait en France de nombreux violeurs en puissance".

Très gêné par son invité, l'animateur de l'émission, David Pujadas, a tenté de calmer la tension en rassurant que c'est seulement "du second degré".

"Même si c'est du second degré, on ne peut pas dire ça, particulièrement en ce moment" estime d'abord Bernard Montiel, avant qu'Isabelle Morini-Bosc ne prenne la parole. "D'ailleurs, je viole la mienne tous les soirs", a déclaré Alain Finkielkraut face aux invités, médusés.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a indiqué à l'AFP avoir été saisi par des téléspectateurs après la diffusion de cette séquence, sans préciser le nombre de signalements reçus.

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