Iran : des "particules d'uranium" détectées sur un site non déclaré

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Réunis lundi à Paris, les ministres français, allemand et britannique des Affaires étrangères et la Haute représentante de l'UE Federica Mogherini se sont dits " extrêmement préoccupés " par cette situation.

Une source a aussi assuré que l'AIEA avait prélevé des échantillons sur ce site du district de Turquzabad à Téhéran au printemps. Des sources diplomatiques ont auparavant dit à l'AFP que le gendarme du nucléaire avait posé des questions à Téhéran concernant un lieu signalé par Israël, qui y soupçonnait des activités nucléaires.

"Nous exhortons l'Iran à revenir sur toutes les mesures contraires au JCPoA, y compris le dépassement du stock maximum d'uranium faiblement enrichi autorisé et le dépassement du taux d'enrichissement autorisé, ainsi que le non-respect des limitations mises par le JCPoA aux activités de R&D nucléaire", ajoutent les ministres.

Lentement, mais sûrement, l'Iran est en train de sortir de l'accord sur le nucléaire iranien (JCPOA), conclu le 14 juillet 2015 après de longues années de négociations acharnées entre la République islamique et la communauté internationale.

Le président américain Donald Trump avait unilatéralement retiré son pays de l'accord en mai 2018, réimposant des sanctions sur l'économie iranienne qui l'ont plongée dans une grave récession. Les responsables iraniens ont déclaré que ces mesures sont " réversibles " si les nations européennes qui ont également signé l'accord trouvent un moyen de permettre à l'Iran de vendre son pétrole sur les marchés étrangers et de compenser Téhéran pour les sanctions américaines imposées par le gouvernement Trump. "Elle représente une accélération regrettable du désengagement de lIran par rapport à ses obligations au titre du JCPOA", déclarent les trois pays.

La semaine dernière, Téhéran a repris ses activités d'enrichissement d'uranium dans l'usine souterraine de Fordo, jusque-là gelées conformément au pacte. "Vraiment?", a rétorqué le chef de la diplomatie iranienne sur Twitter. "C'est un problème que notre ennemi a créé pour nous", a-t-il constaté en pointant du doigt les Etats-Unis. A cet égard, nous sommes profondément préoccupés par le retard pris par l'Iran dans cette coopération et par le récent incident rapporté au Conseil des Gouverneurs lors de la réunion extraordinaire du 7 novembre.

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