Les auditions publiques s'amorcent — Destitution de Trump

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Les démocrates espèrent que cette enceinte donnera à leurs auditions publiques un caractère solennel.

Quels seront les sujets abordés?

À ce moment-là, les autorités ukrainiennes attendaient le versement de 400 millions de dollars d'aide militaire gelés par Washington.

Au cours d'une conversation téléphonique le 25 juillet, dont le compte-rendu a été publié par la Maison Blanche, M. Trump a bien demandé à son homologue ukrainien de "se pencher" sur Joe Biden et son fils, Hunter. Après plus d'un mois d'auditions à huis clos, l'enquête du Congrès américain visant à déloger le magnat de l'immobilier de la Maison Blanche entre dans le vif du sujet. Ces auditions devraient donc également jeter une lumière crue sur le fonctionnement de l'appareil démocratique états-unien.

William Taylor, le poids des mots.

L'ancien maire de New York s'est retrouvé impliqué en sa qualité d'avocat personnel de Donald Trump.

Deuxième personnage entendu:George Kent. Ce dernier avait révélé aux enquêteurs parlementaires, le 15 octobre, avoir alerté sa hiérarchie dès la mi-août sur les pressions exercées pour que Kiev enquête sur les Biden.

Mardi soir, ils ont dévoilé le calendrier de huit autres témoignages prévus la semaine prochaine devant les caméras au Congrès.

Marie Yovanovitch a été auditionnée à huis clos le 11 octobre sur la teneur de cet échange.

D'abord parce qu'elles sont publiques.

C'est le président du Comité du renseignement de la Chambre des représentants, Adam Schiff, qui pilotera les audiences.

Pour cette semaine, ce sont trois hauts responsables qui vont témoigner après avoir déjà été entendus à huis clos. Les républicains ne vont pas manquer de souligner "qu'il n'apporte aucun témoignage de première main que le président a bel et bien fait pression sur Volodymyr Zelensky pour qu'il l'aide à discréditer un rival politique", souligne le Wall Street Journal.

C'est à 10 h ce matin que s'amorcera, en direct devant les caméras de télévision, la portion publique de l'enquête liée au dossier ukrainien.

Face aux républicains qui les accusent d'organiser un spectacle, les démocrates se disent "soucieux de la tâche solennelle et historique" qui leur incombe depuis l'ouverture, fin septembre, de l'enquête à la Chambre des représentants, qu'ils contrôlent.

Donald Trump n'est que le troisième président de l'Histoire américaine à être visé par une procédure de destitution.

C'est avec ce chargé d'affaires américain qui était en poste à Kiev que vont débuter les auditions publiques devant les élus du Congrès.

Pour Donald Trump la prochaine échéance électorale reste l'objectif principal.

Selon une note des républicains publiée par la presse, ceux-ci entendent notamment plaider leur cause en défendant le comportement du président et en accusant les démocrates de vouloir destituer M. Trump en basant leur argumentaire sur les affirmations de responsables gouvernementaux en désaccord avec le président. Dans ses salves de tweets, il se déchaîne et qualifie les investigations sur l'affaire ukrainienne de "mascarade", de "chasse aux sorcières délirante " et même de tentative de "coup d'Etat", promettant de se venger en remportant la présidentielle de novembre 2020.

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